Dans les ménages de petits exploitants agricoles, la sécurité alimentaire est souvent très limitée.
Photo: © Université de Göttingen/Qaim
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En Afrique et en Asie, bon nombre de personnes sous-alimentées sont des petits exploitants agricoles. Pour eux, la diversification de la production est souvent considérée comme une stratégie prometteuse d’amélioration de leur régime alimentaire. Une étude montre que l’amélioration de l’accès des petits agriculteurs aux marchés semble être, de ce point de vue, une stratégie plus efficace que celle qui consiste à promouvoir une diversité de la production.

La sous-alimentation et la malnutrition par carence en micronutriments restent d’importants problèmes à résoudre dans de grandes parties des pays en développement. Pour les segments pauvres de la population, l’amélioration de la nutrition passe bien sûr par un meilleur accès aux aliments mais également par une meilleure qualité et une plus grande diversité alimentaires. Dans la mesure où beaucoup de personnes pauvres et sous-alimentées sont des petits exploitants agricoles, la diversification de la production est largement considérée comme un moyen utile d’améliorer la diversité alimentaire. Toutefois, on dispose de peu de données empiriques permettant d’établir un lien entre diversité de la production et diversité de la consommation.
C’est sur ces questions que se penche une étude menée par des agroéconomistes de l’université de Göttingen. Elle montre que cette hypothèse ne se vérifie pas toujours, loin de là. Les résultats de cette étude ont été publiés  à la mi-août dans la revue spécialisée « Proceedings of the National Academy of Sciences USA (PNAS) ».

Une alimentation variée est avant tout importante pour les apports en vitamines et en oligo-éléments.

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