30.08.2018

Les scientifiques donnent dans leur étude un aperçu très complet du paysage spatio-temporel de la transcription de l’ADN du blé polyploïde. « Pour la première fois, nous sommes à même d’assigner aux sous-génomes individuels leur part dans l’expression des caractéristiques et d’analyser l’expression des gènes à l’aide de réseaux de régulation », explique le professeur Andrea Bräutigam, qui a participé au projet à l’IPK. « Ce qui est frappant, poursuit-elle, c’est qu’il existe des différences majeures dans l’expression des gènes, en particulier aux extrémités des chromosomes, qui codent des caractéristiques agronomiques importantes. »

La condition préalable à l’étude consistait dans l’annotation exacte des séquences, laquelle s’est déroulée au Centre Helmholtz de Munich. « L’annotation des gènes et la création d’arbres généalogiques est d’une importance fondamentale pour en élucider la structure et la fonction. Il nous a été possible d’identifier précisément les loci géniques à l’aide d’algorithmes élaborés spécifiquement à cette fin », explique Daniel Lang, du Centre Helmholtz de Munich.

Le professeur Cristobal Uauy, chercheur principal de l’étude au John Innes Centre, déclare quant à lui que : « Notre compréhension des génomes a conduit à un progrès spectaculaire des pratiques de sélection et de culture pour d’autres plantes telles que le riz ou le maïs.