10.10.2016

L’objectif est de lutter contre les conséquences économiques dévastatrices de ces espèces que des estimations chiffrent à environ 183 milliards USD par an en termes de pertes de récoltes et de revenus en Afrique sub-saharienne et en Asie du Sud et du Sud-Est.

Les espèces concernées par le programme incluent la mineuse de la tomate (qui a détruit les récoltes de 80 pour cent des producteurs de tomates au Nigéria l’année dernière) de même que le parthénium matricaire, qui a envahi les parcours du bétail en Tanzanie et en Ouganda, empoisonnant le bétail et provoquant des dermatites parmi la population locale.

« Pour pouvoir maîtriser la menace que les espèces envahissantes font peser sur le monde, nous devons avoir recours à des approches éprouvées, étayées par des fondements scientifiques solides » a déclaré Trevor Nicholls, directeur général du CABI, lors d’une conférence tenue en juillet à Londres /Royaume-Uni. Nicholls a ajouté que dans les régions où les espèces envahissantes sont déjà largement répandues, le CABI recherchera des solutions scientifiques qui sont respectueuses de l’environnement et abordables pour les communautés plus pauvres.

Le programme du CABI adoptera une approche à trois volets, incluant des travaux de recherche sur les moyens de combattre les espèces envahissantes, des partenariats visant à mettre ces solutions en pratique et la mise sur pied d’une « banque de connaissances » destinée à faciliter le partage des expériences et des résultats de la recherche.

Les femmes et les enfants sont particulièrement concernés par les travaux de désherbage

Les chercheurs estiment que rien qu’en Afrique chaque femme passe environ 200 heures par an à arracher les espèces envahissantes sur les champs de l’exploitation familiale.