En Amérique latine et en Asie, surtout, l’utilisation des engrais augmente et entraîne un accroissement des émissions de protoxyde d’azote dans l’atmosphère.
Photo: Shutterstock
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Une nouvelle étude d’un groupe international de chercheurs montre que nous libérons dans l’atmosphère plus de protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre, que nous le pensions initialement. L’augmentation considérable des quantités d’engrais riches en azote utilisés dans l’agriculture est un facteur majeur de ce phénomène, notamment en Asie de l’Est et en Amérique du Sud.

Le protoxyde d’azote (N2O) est, en importance, le troisième gaz à effet de serre de longue durée, après le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane. Il est également une des principales substances qui appauvrissent la couche d’ozone stratosphérique – et, selon une nouvelle étude publiée cette semaine dans Nature Climate Change, nous en libérons plus dans l’atmosphère que nous le pensions initialement.

« Nous constatons que les émissions de N2O ont considérablement augmenté au cours des deux dernières décennies, mais surtout à partir de 2009, » a déclaré Rona L. Thompson, responsable scientifique à l’Institut norvégien de recherche sur l’air (NILU). « Selon nos estimations, les émissions de N2O ont augmenté plus vite au cours de la dernière décennie que ne le laissait entendre l’approche du facteur d’émission du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). »

Dans l’étude, Rona L.Thompson et plusieurs chercheurs, dont Eric Davidson, du centre des sciences environnementales de l’université du Maryland, à Frostburg, États-Unis, ont constaté que le niveau de protoxyde d’azote dans l’atmosphère avait régulièrement augmenté depuis le milieu du 20ème siècle.

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