« On dit qu’il se consomme environ six fois plus de miel de manuka qu’il ne s’en produit, » fait-il remarquer. Ce miel, produit à partir du nectar des fleurs de manuka en Nouvelle-Zélande, aurait des propriétés antimicrobiennes naturelles et peut coûter jusqu’à 1 000 dollars néo-zélandais, soit près de 600 euros le kilogramme.

Nives Ogrinc, professeure d’écotechnologie à l’Institut Jozef Stefan, en Slovénie, cherche à utiliser cette méthode pour protéger la qualité et l’appellation géographique des truffes slovènes qui font l’objet d’un commerce lucratif. « La truffe blanche peut se vendre jusqu’à 2 300 euros le kilogramme – elle fait l’objet d’un marché considérable et la fraude n’est pas moins considérable. Nos travaux portent également sur des fruits et légumes tels que les fraises, les cerises et l’ail. »

La fraude met le marché en péril

La fraude constitue un problème croissant dans l’industrie alimentaire. Elle affecte les pays à l’échelle mondiale et nuit aux exportations.