L’expérience des agriculteurs peut contribuer à améliorer les découvertes scientifiques.
Photo : Shutterstock/Jack8

07.12.2018

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La capacité qu’a la science citoyenne de contribuer à la science en général et à la société est de plus en plus reconnue, notamment dans le domaine de la physique et celui de la biologie. Malgré l’engagement public de longue date dans la recherche agricole et alimentaire, l’expression « science citoyenne » a rarement été utilisée pour qualifier ces efforts.

Une équipe internationale de chercheurs a publié un document soulignant les potentialités de la science citoyenne dans la résolution des problèmes de recherche urgents dans les systèmes agricoles et alimentaires. Les chercheurs ont constaté qu’un moyen de tirer parti de ces efforts pourrait consister à établir des liens plus étroits entre la science citoyenne et les efforts de vulgarisation agricole.

Selon la définition qu’en donne le groupe de chercheurs, la science citoyenne « est une forme de recherche dans laquelle des non-scientifiques jouent un rôle dans l’élaboration de projets et la collecte ou la découverte de données, et qui fait l’objet d’un examen conventionnel par les pairs ».

Il y a des siècles qu’elle existe, mais ce n’est que récemment qu’elle a fait l’objet d’un regain d’intérêt, en partie en reconnaissance du fait que la participation des citoyens peut accélérer les découvertes scientifiques, démocratiser l’engagement dans la recherche scientifique et, potentiellement, améliorer ou influencer les décisions prises par les parties prenantes compte tenu de la science.

Les chercheurs ont analysé des centaines d’articles universitaires et ont constaté que dès lors qu’une étude était bien conçue, la science citoyenne pouvait donner des résultats fiables, améliorer la rentabilité d’un projet de recherche et permettre aux chercheurs de considérablement élargir le champ de leurs études.

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