22.10.2015

Comparativement à leur superficie, c’est dans les îles du Pacifique qu’on trouve le plus grand nombre d’espèces végétales « naturalisées », ce qui montre que les îles sont plus perméables aux invasions biologiques que les zones continentales. Les régions de l’hémisphère nord sont les plus importantes sources d’espèces introduites dans d’autres parties du monde, l’Europe et l’Asie non tropicale se classant en tête des régions « donatrices ».

Pendant ce projet de recherche de quatre ans, les biologistes ont collecté des listes régionales de plantes « naturalisées » provenant de toutes les parties du monde et ils ont compilé ces informations dans la banque de données mondiale baptisée GloNAF (Global Naturalized Alien Flora). Les plantes naturalisées incluent toutes les espèces qui poussent et se reproduisent dans la nature en dehors de leurs aires de distribution géographique d’origine. Ces chiffres ne sont pas exactement les mêmes que les données statistiques concernant les espèces végétales dites « invasives », celles qui se répandent rapidement hors de leurs aires de distribution naturelles et qui, pour beaucoup d’entre elles, ont une incidence non négligeable sur leur nouvel environnement ainsi que sur les autres espèces.

M.