Plus de 70 pour cent de plantes sauvages apparentées à des espèces cultivées ont un besoin urgent d’être collectées.
Photo: @ CIAT

29.04.2016

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Premier en son genre, un projet de cartographie mondiale révèle des lacunes dans la diversité génétique des plantes sauvages pour permettre à l’agriculture de s’adapter au changement climatique à venir

Selon une récente étude du Centre international d’agriculture tropicale (CIAT), en collaboration avec le fonds mondial pour la diversité des cultures (Global Crop Diversity Trust – Crop Trust)  et les Jardins botaniques royaux (Royal Botanic Gardens – RBG) de Kew, de nombreuses plantes sauvages essentielles pour l’avenir de l’approvisionnement alimentaire de la planète sont absentes des banques de gènes mondiales.

Les plantes sauvages apparentées (PSA) – cousins éloignés de cultures alimentaires bien connues telles que le riz, la pomme de terre, le maïs et le blé – sont largement reconnues comme les ressources les plus importantes dont disposent les obtenteurs dans la lutte contre le changement climatique. Malheureusement, beaucoup n’ont pas été collectées et ne sont pas préservées dans des banques de gènes, ce qui veut dire que les obtenteurs sont incapables de s’en servir. Par ailleurs, bon nombre de leurs habitats sont menacés par l’urbanisation, la pollution, la déforestation, le changement climatique et la guerre.

Les PSA offrent une précieuse diversité génétique dont on peut se servir pour mettre au point des plantes capables de s’adapter et de prospérer malgré les conséquences du changement climatique, et notamment les fortes températures, la salinité accrue du sol due à l’élévation du niveau des mers, et la fréquence accrue des maladies et infestations parasitaires. 

L’étude a été réalisée dans le cadre du projet Adaptation de l’agriculture aux changements climatiques : collecter, protéger et préparer des plantes sauvages apparentées à des espèces cultivées qui est financé par le gouvernement de la Norvège.  Plus d’un millier de PSA des 81 cultures les plus importantes du monde ont été cartographiées et l’étude a révélé d’importantes lacunes dans les banques de gènes mondiales, en termes d’espèces et de régions.

Les principales conclusions de l’étude sont les suivantes :

  • 29 pour cent du total, soit 313 plantes sauvages apparentées analysées, sont totalement absentes des banques de gènes mondiales ;
  • 257 (23,9%) autres espèces sont représentées par moins de dix échantillons collectés pour chacune d’elles, ce qui réduit considérablement l’importance potentielle de la diversité végétale ;
  • plus de 70 pour cent du nombre total de plantes sauvages apparentées ont un besoin urgent d’être collectées et préservées pour améliorer leur représentation dans les banques de gènes ;
  • plus de 95 pour cent sont insuffisamment représentées par rapport à la grande variation géographique et écologique de leurs distributions d’origine ;
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