Des moustiques génétiquement modifiés sont conservés dans un laboratoire de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé au Burkina Faso.
Photo: Target Malaria/Imperial College

28.09.2018

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Des chercheurs ont annoncé, en septembre, que le gouvernement du Burkina Faso avait autorisé la libération dans la nature de moustiques génétiquement modifiés, à tout moment. C’est-là une étape majeure dans les efforts à grande échelle visant à recourir à la bio-ingénierie pour éliminer le paludisme dans la région.

Des chercheurs du Burkina Faso, du Mali et de l’Ouganda doivent bientôt libérer dans la nature des moustiques génétiquement modifiés. Ce sera la première fois que des animaux génétiquement modifiés seront libérés dans la nature en Afrique. Ces moustiques particuliers ne subiront aucune mutation génétique liée à la transmission du paludisme, mais les chercheurs espèrent que cette mesure, ainsi que les travaux qui l’ont précédée, contribuera à améliorer la façon dont la recherche est perçue et à renforcer la confiance accordée à la science, auprès des législateurs et de la population locale. Elle servira également à fournir des informations pour les futures opérations de ce type.
 
Des équipes de trois pays africains — le Burkina Faso, le Mali et l’Ouganda — effectuent actuellement les travaux préparatoires à l’éventuelle libération dans la nature de moustiques ayant subi un forçage génétique et porteurs d’une mutation qui entraînerait une réduction considérable et rapide de la population de moustiques.

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