De gauche à droite : Uta Dickhöfer, Folkhard Asch et Regina Birner, professeurs de l’université de Hohenheim.
De gauche à droite : Uta Dickhöfer, Folkhard Asch et Regina Birner, professeurs de l’université de Hohenheim.
Photo: ©7visuals.com/Université de Hohenheim, FSC

11.11.2015

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Les herbages naturels couvrent environ un tiers de la surface terrestre. Ils forment les écosystèmes terrestres les plus vastes et sont l’habitat de 800 millions de personnes. Or, ces herbages sont menacés. Lors du Colloque réuni à l’université de Hohenheim, en Allemagne, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, des experts ont abordé ces questions sous différents angles.

La transformation des herbages progresse depuis des décennies. En Afrique, par exemple, près de 660 millions d’hectares d’herbages, dont principalement des savanes, ont été convertis en terres cultivées depuis 1850. Le passage de systèmes de cultures itinérantes sur brûlis à des systèmes de culture permanents a ici joué un rôle essentiel. Toutefois des tendances contraires existent également, comme dans l’ancienne Union soviétique, par exemple.  Au Kazakhstan, en particulier, l’abandon de la production de plantes cultivées a favorisé l’émergence d’herbages.

La principale force motrice pour la conversion des herbages est la pression exercée par la population et les besoins accrus de nourriture. Cette évolution va souvent de pair avec des conflits opposant les pasteurs et les agriculteurs, explique le Professeur  Regina Birner de l’université de Hohenheim lors du Colloque organisé à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre. Parmi les autres facteurs importants, il  y a la demande croissante de ressources renouvelables et la hausse des prix  des produits agricoles.

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