Un panneau solaire alimente le piège et fournit l'électricité aux maisons.
Photo: © Alexandra Hiscox

02.09.2016

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L'utilisation d'un piège à moustiques récemment mis au point et faisant appel à l'odeur humaine a eu pour effet de faire baisser de 70 pourcent la population du moustique du paludisme le plus important sur l'île kenyane de Rusinga. Le résultat: une baisse de 30 pourcent des cas d'infection par le paludisme. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par des chercheurs des Pays-Bas, du Kenya et de la Suisse.

Un piège à moustiques récemment mis au point parvient à duper les moustiques vecteurs du paludisme. Il attire les insectes grâce à un leurre naturel -- l'odeur humaine-- composé d'acide lactique et d'autres substances dégagées par la peau humaine. Les moustiques qui s'approchent du piège sont aspirés par un ventilateur à énergie solaire.

Une étude réalisée par une équipe de chercheurs de l'Université de Wageningen, le Centre International de Physiologie et d'écologie des Insectes au Kenya (ICIPE) et l'Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH) montre que le piège a eu pour effet une baisse de 70 pourcent  de la population des anophèles sur l'île kenyane de Rusinga. Le nombre d'infections paludéennes a baissé de 30 pourcent. Il s'agit de la première étude démontrant l'effet bénéfique des pièges à moustiques sur la santé. Dès lors, le piège pourrait devenir un outil décisif  dans l'éradication de la maladie. L'étude a été publiée en juillet 2016 dans la revue scientifique "The Lancet".

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