Réserve de phosphate. Les plantes ont du mal à utiliser efficacement le phosphore, un important nutriment végétal. Le silicium pourrait résoudre le problème.
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01.03.2019

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Dans le monde entier, les rendements agricoles pourraient devenir plus durables si on utilisait le silicium pour mobiliser le phosphore contenu dans le sol et le mettre à la disposition des plantes. C’est ce à quoi conclut une étude réalisée par des chercheurs allemands et danois.

L’utilisation d’engrais à base de phosphore, qui sont préjudiciables à l’environnement et contiennent un produit dont les ressources mondiales sont limitées, pourrait probablement être superflue pendant quelques années de suite. C’est ce que des chercheurs des universités de Bayreuth, en Allemagne, et de Copenhague, au Danemark, ont découvert lors d’une analyse des sols dans l’Arctique. 

Les rendements agricoles dépendent beaucoup de l’accès des plantes à des quantités suffisantes de nutriments essentiels dont le phosphore est un des plus importants. Bien qu’il soit souvent présent en grandes quantités dans le sol, une bonne partie est fortement liée, notamment au fer, qui entre lui-même dans la composition de divers minéraux. Par conséquent, ce phosphore est captif, ce qui le rend indisponible pour les plantes. C’est pourquoi de grosses quantités d’engrais à base de phosphore sont actuellement utilisées dans l’agriculture pour obtenir les meilleurs rendements possibles.

Une équipe de recherche interdisciplinaire dirigée par le Dr Jörg Schaller (université de Bayreuth, Allemagne) et le professeur Bo Elberling (université de Copenhague, Danemark) a trouvé un moyen de faire en sorte que de grandes quantités de phosphore, pourtant fortement fixé dans les sols, soient disponibles pour les plantes.

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