Toutefois, la théorie selon laquelle l’apomixie pouvait préserver les propriétés des plantes hybrides n’avait jamais été testée dans un cadre expérimental – du moins jusqu’à maintenant : en effet, le professeur Ueli Grossniklaus et son équipe du département de biologie végétale et microbienne de l’université de Zurich/Suisse ont prouvé le bien-fondé de cette théorie.
 
« À partir de plantes hybrides se reproduisant par apomixie, nous avons démontré que les « descendants » présentent les propriétés biologiques souhaitées, » explique le premier auteur, le Dr Christian Sailer. « Nous avons réussi à fixer les propriétés positives des hybrides. » Ces plantes atteignent la même taille et offrent le même rendement pendant au moins deux générations de plus. Ce résultat contraste vivement avec ceux obtenus avec des plantes de la génération suivante d’hybrides F1 traditionnels utilisés dans l’agriculture et dont les propriétés diffèrent considérablement.
 
Pour ses expériences, l’équipe de chercheurs a créé onze hybrides à partir de piloselle apomictique naturelle (Hieracium pilosella) et les a reproduits pendant deux générations par clonage naturel des semences.