Nouvelle production de plantes hybrides en serre. <br/>Photo: © UZH
Nouvelle production de plantes hybrides en serre.
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Comme les plantes hybrides n’assurent un rendement agricole très élevé que sur une seule génération, il faut produire des semences hybrides tous les ans. Toutefois, le clonage naturel par l’intermédiaire des semences peut permettre aux qualités de ces plantes d’être transmises sans modification. Pour la première fois dans le cadre d’essais, des chercheurs de l’université de Zurich ont démontré que cette idée vieille de près de 80 ans fonctionne vraiment.

Dans l’agriculture d’aujourd’hui, les plantes hybrides sont primordiales pour assurer la production suffisante d’aliments pour l’homme et l’animal, de combustibles et de fibres. Ces croisements entre deux variétés différentes sont jugés particulièrement rustiques et bien plus productifs que les souches mères. Les plantes hybrides font mieux que de doubler les récoltes de certains types de céréales telles que le maïs. Toutefois, les propriétés positives de ces plantes sont perdues dès la prochaine génération, ce qui explique qu’il faut produire des semences hybrides tous les ans. Ces croisements sont coûteux ; ils prennent du temps et les agriculteurs doivent s’en remettre à de nouvelles semences tous les ans.
 
Dans les années 1930, deux chercheurs russes ont proposé de simplifier ce processus complexe : si les croisements de la première génération appelés hybrides F-1 pouvaient se reproduire de manière asexuée, ils conserveraient leur surcroît d’efficacité. Certaines espèces végétales se reproduisent naturellement par clonage de leurs semences, phénomène qu’on appelle apomixie.

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