Nous devons savoir qui sont les « gens » – hommes, femmes, enfants – et connaître le contexte social dans lequel ils vivent – pauvreté, manque d’éducation, etc.
Photo: © Martin Garcia/ LEISA magazine

13.06.2017

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Les informations fournies par les rapports de projets ont tendance à rendre les gens invisibles en utilisant des termes génériques tels que ménages, exploitants agricoles, etc. La première question digne d’intérêt pour les acteurs du développement est de savoir qui, exactement, vit dans un ménage. La deuxième cherche à savoir dans quel contexte vivent ces personnes. Connaître de manière spécifique selon le genre les gens qui vivent dans un contexte social et économique donné favorise l’autonomisation des personnes et l’attribution plus précise des ressources.

Les programmes de développement ont souvent pour objectif d’autonomiser les personnes. Une personne autonome peut prendre ses propres décisions en connaissance de cause, connaît ses droits et peut les défendre. L’autonomisation est au cœur du développement. Environ 10 pour cent de la population mondiale, qui se situe à environ 7,4 milliards de personnes, vit dans l’extrême pauvreté ; une proportion à peu près identique est sous-alimentée, et beaucoup vivent dans des sociétés de petits exploitants agricoles.

Ces sociétés appartiennent au groupe cible des activités de développement soutenues par la Direction suisse du développement et de la coopération (DDC).

L’analyse du contenu de 84 rapports annuels de 16 programmes nationaux et cinq programmes régionaux a montré que dans une grande mesure les gens ne sont pas identifiés par les systèmes de suivi, les statistiques et les rapports. L’ « invisibilité » des personnes est associée aux termes ménage, exploitant agricole, famille, éleveur et entrepreneur.

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