« Les premières indications montrent que la quatrième vague en Afrique a été abrupte et brève, mais non moins déstabilisante“, a déclaré la Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de OMS pour l’Afrique.
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La quatrième vague de COVID-19 en Afrique est en train de se stabiliser

Les décès sont moins nombreux lors de la quatrième vague de COVID-19 sur le continent africain que lors des vagues précédentes et les hospitalisations sont restées faibles, selon l'OMS.

La quatrième vague pandémique en Afrique, alimentée principalement par le variant Omicron, est en train de se stabiliser, a annoncé l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la mi-janvier 2022. Après une forte poussée de six semaines, marquant ainsi la flambée la plus courte à ce jour sur le continent, les cas cumulés ont maintenant dépassé la barre des 10 millions d’infections.

À la date du 11 janvier, un total de 10,2 millions de cas cumulés de COVID-19 avaient été recensés en Afrique. Le nombre de cas hebdomadaires s’est stabilisé au cours de la semaine se terminant le 9 janvier, comparé à la semaine précédente. L’Afrique australe, qui a connu une forte augmentation du nombre d’infections pendant la vague pandémique, a enregistré une baisse de 14 pour cent des infections au cours de la semaine écoulée. En Afrique du Sud, où le variant Omicron a été répertorié pour la première fois, le nombre d’infections hebdomadaires a diminué de 9 pour cent. L’incidence de la pandémie est aussi en baisse en Afrique de l’Est et en Afrique centrale. Cependant, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest connaissent une augmentation du nombre de cas, l’Afrique du Nord ayant enregistré une hausse de 121 pour cent la semaine dernière par rapport à la semaine qui l’a précédée.

Sur l’ensemble du continent, le nombre de décès a néanmoins augmenté de 64 pour cent au cours de la semaine qui s’est achevée le 9 janvier par rapport à la semaine précédente, principalement à cause des infections chez les personnes à haut risque. Néanmoins, la quatrième vague est moins meurtrière que les vagues précédentes. Le nombre d’hospitalisations est resté faible. En Afrique du Sud par exemple, environ 9 pour cent des plus de 5600 lits en unités de soins intensifs du pays sont occupés par des patients atteints de la COVID-19.

Le nombre de tests a connu une légère augmentation de 1,6 pour cent au cours de la semaine écoulée avec plus de 90 millions de tests réalisés sur le continent. Au cours de la semaine dernière, 23 pays ont enregistré un taux de positivité élevé, supérieur à 10 pour cent.

À ce jour, 30 pays africains – et au moins 142 pays dans le monde – ont détecté le variant Omicron. Le variant Delta a été signalé dans 42 pays d’Afrique. En Afrique de l’Ouest, où l’incidence de la COVID-19 est en augmentation, le nombre de séquences d’Omicron réalisées par des pays comme Cabo Verde, le Ghana, le Nigéria et le Sénégal est en hausse. À Cabo Verde et au Nigéria, Omicron est désormais le variant dominant.

Même si le continent semble résister à la dernière vague pandémique, le taux de vaccination reste faible. Environ 10 pour cent seulement de la population africaine est entièrement vaccinée. Selon l'OMS, l'approvisionnement en vaccins sur le continent s'est récemment amélioré, et l'organisation renforce son soutien aux pays afin qu'ils puissent distribuer efficacement les doses nécessaires à l'ensemble de la population.

(OMS/ile)

Pour en savoir plus, consulter le site web du OMS

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