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Développement économique en milieu rural, Volume 14 No 1/2007

Désertification

Évaluation des écosystèmes pour le Millénaire (EM) I

Désertification et ressources naturelles, environnement et sécurité alimentaire
La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULD) a connu une évolution importante depuis son entrée en vigueur en 1996, dans la mesure où, à ce jour, 191 États l?ont ratifiée. L?année 2006 était une année
charnière. Elle marquait le dixième anniversaire de la Convention; c?était aussi l?année internationale des déserts et de la désertification (AIDD), proclamée par les Nations unies afin de sensibiliser les populations à ce problème mondial urgent. Des progrès ont été enregistrés dans la lutte contre la désertification, mais beaucoup reste à faire.
 
Gregoire de Kalbermatten
Secrétaire exécutif adjoint
CNULD
Bonn, Allemagne
gdekalbermatten@unccd.int

Évaluation des écosystèmes pour le Millénaire (EM) II

La rareté des terres et de l?eau: moteur de migrations et de conflits?
L?évaluation des écosystèmes pour le Millénaire prévoit que l?aggravation de la rareté de l?eau potable, associée à l?extraction continue d?eau dans les écosystèmes fragiles des zones arides, est susceptible d?exacerber la désertification et ainsi de provoquer une spirale infernale de détérioration écologique et de précarisation des moyens d?existence dans de nombreuses régions en développement. À son tour, ce phénomène peut pousser les populations à migrer, ce qui peut avoir des répercussions de grande ampleur touchant la stabilité politique et économique aux plans local, régional et même
planétaire
 
Steffen Bauer
Institut allemand de développement (DIE)
Bonn, Allemagne
steffen.bauer@die-gdi.de

La désertification au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Signaux d?alerte pour un avenir planétaire?

La désertification n?est nulle part aussi grave qu?au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), région qui s?étend du Pakistan à l?est, jusqu?au Maroc à l?ouest, et de l?Éthiopie et le Soudan au sud, jusqu?à la Turquie au nord. Cependant, de nombreux pays de la région MENA ont réussi la réhabilitation de vastes territoires. Il est vrai, en effet, que les efforts concertés peuvent arrêter et même renverser le phénomène de la désertification, mais leur succès à long terme dépendra de la bonne gestion des ressources en eau limitées de ces pays.
 
Mark Winslow
Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales emiarides (ICRISAT)
Haimhausen, Allemagne
m.winslow@cgiar.org
 
Richard Thomas
Centre International de Recherche Agricole dans les Régions Sèches (ICARDA)
Aleppo, République arabe de Syrie
r.thomas@cgiar.org

Lutte contre la désertification en Afrique sub-saharienne

En Afrique subsaharienne, qui est la région la plus durement touchée par la désertification et celle où la pauvreté est la plus étendue, la capacité de prévision des catastrophes est très faible et les moyens d?adaptation au phénomène sont très limités. Le souscontinent nécessite des initiatives mieux concertées aux niveaux local, national et multinational. La plupart des pays africains ont besoin de systèmes d?information sur l?environnement capables d?accroître leur prise de conscience de la complexité du phénomène de désertification.
 
Dr Youba Sokona
Secrétaire Exécutif Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS)
Tunis, Tunisie
youba.sokona@oss.org.tn

La lutte contre la désertification en Chine : la formule du succès?

Malgré des programmes ambitieux de lutte contre la désertification, la superficie de terres désertifiées n?a cessé de s?étendre depuis la création de la République Populaire de Chine, ce qui s?est traduit par des répercussions de plus en plus graves sur les centres industriels et résidentiels importants. Ce n?est qu?avec le nouveau millénaire que l?on a pu entrevoir un renversement de tendance.
 
Dr Guido Kuchelmeister
Kuchelmeister Consult Ressources naturelles, populations et développement
Illertissen, Allemagne
info@kuchelmeister.com
 
Nils Meyer
KfW Entwicklungsbank (Banque de développement, KfW)
Frankfurt, Allemagne
Nils.Meyer@kfw.de

Mise en ?uvre du Programme d?Action National de Lutte contre la Désertification au Maroc

Le Maroc figure parmi les pays africains où la mise en ?uvre de la Convention a fait le plus de progrès. Dans le programme d?action national du Maroc, le développement rural intégré, la réduction de la pauvreté, l?atténuation des effets de la sécheresse et la conservation des ressources naturelles sont les quatre pierres angulaires d?une lutte efficace contre la désertification. Le pays a noué avec succès de solides liens de partenariat avec la plupart de ses partenaires de développement, aussi bien bilatéraux que multilatéraux.
 
Badraoui Mohamed & Askarn Omar
Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification Rabat, Maroc
mohamedbadraoui@yahoo.fr

La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. Parent pauvre des conventions de Rio de Janeiro.

La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification est l?une des trois conventions adoptées lors du Sommet de la Terre qui s?est tenu en 1992 à Rio de Janeiro.Toutefois, dès le début, elle a mené une existence marginale du fait qu?elle intéresse beaucoup moins les pays industrialisés que les pays en développement. De plus, les objectifs de la Convention, qui ne sont pas contraignants, ouvrent la voie à toutes sortes d?interprétations de la part des Parties. Les intérêts contradictoires des politiques environnementales et de développement affaiblissent encore plus sa position.
 
Dr Anneke Trux
Anneke.Trux@gtz.de
 
Dr Reinhard Bodemeyer
Reinhard.Bodemeyer@gtz.de
 
Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH, Projet CCD
Bonn, Allemagne

Le point de vue de la coopération allemande au développement. La Convention: moderne ou anachronique ?

Au cours des dix années qui ont suivi son entrée en vigueur, la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULD) n?a pas eu d?effet ou presque sur l?expansion de la désertification de par le monde. Bien que plus de 80 pays aient soumis des programmes d?action nationaux de lutte contre la désertification, il semble leur manquer l?engagement financier et politique pour les mettre en ?uvre. Quelles sont donc les causes de la faiblesse de la CNULD ? Comment est-il possible d?intégrer la Convention à l?architecture du développement international avec plus d?efficacité et d?efficience ?
 
Dr Christoph Kohlmeyer
Ralf Wyrwinski
Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ)
Bonn, Allemagne
Ralf.Wyrwinski@bmz.bund.de

Le tsunami ? tirer les leçons des catastrophes naturelles

Près de deux ans après le tsunami. La reconstruction progresse lentement.

La catastrophe du tsunami a donné lieu à un élan de générosité sans précédent. Les dons privés et publics mobilisés pour la reconstruction ont coulé à flots. La rapidité des secours a permis de prévenir les épidémies de même que d?importants déplacements de personnes fuyant les régions sinistrées. Cependant les efforts qui ont été déployés de toutes parts, en particulier par des organisations non gouvernementales privées (ONG), ont échoué faute de concertation entre les acteurs impliqués et en raison du manque d?expertise ayant caractérisé certaines interventions.
 
Dr Martin Baumann
Agro Action Allemande Sri Lanka
wannigaga@sltnet.lk
 
Dr Hans-Joachim Preuß
Agro Action Allemande Bonn
Bonn, Allemagne
hansjoachim.preuss@dwhh.de

Qu?est-ce qui rend une catastrophe encore plus catastrophique ? La prévention est possible.

2005 été une année des catastrophes naturelles. Face à la puissance de la nature et des éléments déchaînés, nous sommes impuissants, mais il est également clair que les activités et les négligences humaines aggravent les conséquences des catastrophes naturelles. C?est sur ce constat qu?interviennent les mesures de prévention entrées en vigueur au cours des quinze dernières années de gestion internationale des catastrophes naturelles.
 
Dr Christina Bollin
Consultante pour la coopération au développement
Teltow, Allemagne
c.bollin@t-online.de

Après le désastre du tsunami. La réhabilitation du secteur de la pêche et des zones côtières.

Le tsunami a montré la grande vulnérabilité et l?exposition des communautés côtières aux calamités naturelles. Il a aussi permis d?attirer l?attention de l?opinion publique mondiale sur les conditions de vie précaires des communautés de pêche et sur les nombreuses menaces qui pèsent sur l?utilisation durable des ressources halieutiques et des écosystèmes côtiers. La réhabilitation post-tsunami est l?occasion pour reconstruire en mieux, améliorer la vie des couches défavorisées de la population, leur garantir une majeure sécurité et rendre plus viables le secteur de la pêche et l?utilisation des ressources côtières.
 
Rolf Willmann
Organisation des Nations unies pour l?alimentation et l?agriculture (FAO)
Rome, Italie
Rolf.Willmann@fao.org

Les systèmes d?alerte précoce dans le contexte de la gestion des risques de catastrophes

Les systèmes d?alerte précoce axés sur la population permettent aux communautés de se préparer aux catastrophes naturelles et d?y faire face.
Toutefois, l?efficacité de ces systèmes doit être mesurée en termes de vies sauvées et de réduction des pertes, deux éléments qui sont directement liés à la mise en ?uvre, par les populations et les institutions, d?une réponse anticipée dès qu?un signal d?alerte est lancé. Cet article évoque les points de vue traditionnels sur les systèmes d?alerte et ce qu?il faut pour en faire des systèmes efficaces, centrés sur les populations.
 
Juan Carlos Villagran de León et
Janos Bogardi
Université des Nations unies ? Institut de la sécurité environnementale et humaine (UNU-EHS)
Bonn, Allemagne
 
Stefanie Dannenmann et Reid Basher
Plateforme pour la promotion de l?alerte précoce (UN/ISDR)
Bonn, Allemagne

De l?aide d?urgence à la reconstruction : l?expérience indonésienne

Cela fait presque deux ans que la reconstruction posttsunami se poursuit dans la province indonésienne d?Aceh. D?après les auteurs, la coordination à un stade précoce des objectifs et des instruments a suscité des synergies entre l?aide d?urgence à court terme axée sur le développement et le redressement à long terme. On entendait de cette manière et grâce à une approche sensible aux conflits, garantir la viabilité de l?effort de reconstruction.
 
Thomas Schaef
Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ)
Eschborn, Allemagne
Thomas.Schaef@gtz.de
 
Björn Thies
KfW Entwicklungsbank (Banque de développement, KfW)
Francfort-sur-le-Main, Allemagne
Bjoern.Thies@kfw.de

L?avenir des zones rurales

Tendances mondiales et avenir des zones rurales

Les zones rurales ne sont pas à l?abri des répercussions de la mondialisation. Les tendances mondiales concernant l?agriculture sont particulièrement importantes à cet égard. Pour faire face à ces tendances, les pays en développement disposent ?un certain nombre d?options, mais - vu la rareté des ressources - ils doivent faire bien attention à choisir les bonnes. S?ils ne réagissent pas, les zones rurales seront encore plus marginalisées qu?elles ne le sont déjà.
 
Professeur Dr Dirk Messner
Dirk.Messner@die-gdi.de
 
Dr Michael Brüntrup
Michael.Bruentrup@die-gdi.de
Institut allemand de développement (DIE)
Bonn, Allemagne

Un point de vue du nord. Les zones rurales en 2016 : La vitalité ou le vide ?

Deux images ont dominé les médias du nord au cours des derniers mois. La première est une image de désolation dans les régions rurales isolées de l?Afrique, frappées par la sécheresse, les conflits ou la famine comme, dans le nord du Kenya ou au Darfour soudanais. La deuxième décrit un autre genre de désolation : celle de la misère urbaine que nous dépeint le film «The Constant
Gardener». Kibera, où se déroulent les évènements du film, est un bidonville grouillant de vie à Nairobi. Ces images et celles qui nous viennent du nord aride, faites de kilomètres de désert vide, ne pourraient être plus contrastées.
 
James Harvey
Department for International Development
London, Royaume-Uni
jim-harvey@dfid.gov.uk

Les zones rurales du sud en 2016 : un scénario de développement plausible

Les zones rurales du sud ont connu des mutations socioéconomiques et technologiques salutaires, marquées par la mondialisation, la libéralisation de l?économie et la décentralisation politique et par le développement du secteur de l?information et de la communication. Ces mutations seront-elles suffisantes pour améliorer le niveau de vie des populations rurales et réduire le fossé entre le monde rural et le monde urbain ou bien le secteur rural va-t-il rester dans son isolement et, dans dix ans, continuer d?être un lieu de pauvreté ?
 
Estifanos Zerai
Asmara, Eritrea
stiffzerai@yahoo.com

L?avenir des zones rurales en vue de la coopération allemande au développement

Peu d?aspects de la politique du développement peuvent se prévaloir de meilleures évidences empiriques que le lien qui existe entre le soutien de l?agriculture dans le contexte du développement rural et la réduction de la pauvreté. Il est par conséquent surprenant que la coopération allemande au développement ait considérablement réduit ses activités dans ce domaine. Alors que nous savons qu?il n?y a pas de moyen plus efficace de lutter contre la pauvreté de manière durable là où on la trouve le plus souvent, à savoir dans les zones rurales des pays pauvres, c?est une voie que nous ne prenons pas.
 
Dr Christoph Kohlmeyer
Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du
Développement (BMZ)
Bonn, Allemagne
Christoph.Kohlmeyer@bmz.bund.de