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Développement économique en milieu rural, Volume 12 No 1/2005
Deux ans après Johannesburg - Démocratisation - Développement transnational

Deux ans après Johannesburg

Deux ans après Johannesburg : De la vision à l?action

Le Sommet de Johannesburg a été empreint d?une certaine désillusion, sans toutefois être synonyme de recul. Il a également démontré qu?à l?époque de la globalisation, un modèle de développement plus juste à l?échelle mondiale et tenant compte des générations futures reste valable. Pour la première fois, une grande conférence internationale a porté un regard sur l?ensemble des conséquences de la globalisation pour le développement. A cet égard, Johannesburg a représenté un plus pour le multilatéralisme.
 
Peter Christmann
Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ) Environnement et protection durable des ressources Bonn, Allemagne Christmann@bmz.bund.de

Le Sommet de Johannesburg dans la perspective des organisations non - gouvernementales L?heure de vérité

Dix ans après le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, une autre conférence des Nations unies, le Sommet mondial sur le développement durable devait de nouveau attirer l?attention du monde sur les problèmes d?environnement et de pauvreté mondiaux les plus urgents. Deux années plus tard, c?est à peine si l?on parle encore de cet événement mondial. Seule la Conférence internationale sur les énergies renouvelables, qui a eu lieu début juin 2004 à Bonn, semble susciter encore quelque chose qui ressemble à de l?espoir.
 
Barbara Unmüßig
Membre du Comité directeur de la
Fondation Heinrich Böll
Berlin, Allemagne
unmuessig@boell.de

Sol, énergie et eau Johannesburg et la mise en ?uvre - des Objectifs du Millénaire

Avec le Sommet du Millénaire des Nations Unies à New York et la Conférence sur le financement du développement à Monterrey, le Sommet mondial sur le développement durable (SMDD) à Johannesburg marque une nouvelle phase des efforts consentis pour un partenariat mondial entre les pays industriels, les pays en transformation et les pays en développement. Les Objectifs du Millénaire pour le Développement ont été confirmés à Johannesburg. De manière plus évidente qu?auparavant, on a établi le lien qui existe entre viabilité environnementale et lutte contre la pauvreté.
 
Cordula Müller
Projet sectoriel de la GTZ ? Programme
d?action 2015
Dr. Klemens van de Sand
Délégué pour les Objectifs du Millénaire
pour le développement
Ministère fédéral de la Coopération
économique et du Développement
Bonn, Allemagne
Cordula.Mueller@bmz.bund.de

L?eau : un bien public et - un droit humain ?

« L?eau pour tous ! » : cet objectif, renforcé par la Décennie de l?eau douce proclamée par les Nations unies dans les années 1980, domine le débat international sur le défi mondial soulevé par l?approvisionnement en eau. Pour certains, l?eau est un bien public. D?après eux, un droit humain fondamental à l?eau devrait garantir le libre accès à cette ressource. D?autres, par contre, se demandent qui doit assurer ce service et qui doit en supporter les coûts. Pour ces derniers, l?eau doit être reconnue comme un bien économique rare.
 
Claudia Arce
Antje Maume
Banque de développement de la KfW
Francfort-sur-le-Main, Allemagne
Claudia.Arce@kfw.de

L?accès à la terre ? un droit humain ?

L?accès à la terre et son utilisation constituentils un droit humain ? Dans l?affirmative, comment ce droit s?inscrit-il dans la norme internationale des droits fondamentaux ? L?accès « équitable » à la terre représente-t-il une condition nécessaire pour atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire ? L?intégration systématique des aspects liés à l?accès à la terre dans des programmes de démocratisation, de bonne gouvernance et de réforme économique ne signifie-t-elle pas déjà l?acceptation du « droit humain à la terre »?
 
Christian Graefen
GTZ GmbH
Eschborn, Allemagne
Christian.Graefen@gtz.de
Prof. Dr. Michael Kirk
Philipps-Universität Marburg
Marburg, Allemagne
Michael.Kirk@wiwi.uni-marburg.de

Accès à la terre et à l?eau : Le droit fondamental de l?homme - à la nourriture

Le débat sur les droits économiques, sociaux et culturels de l?homme est encore relativement récent, de même que la question de savoir si l?accès à l?eau et à la terre constitue l?un de ces droits. Cette réflexion aide-t-elle vraiment à mieux prendre en compte les problèmes de la faim et de l?approvisionnement en eau ? La coopération au développement y gagne-t-elle, ou l?introduction du droit dans les problèmes d?accès entraîne-t-elle une complication des mécanismes d?attribution et un manque d?efficacité économique ?
 
Michael Windfuhr
FIAN International e.V.
Heidelberg, Allemagne
windfuhr@fian.org

Démocratisation

Défis pour la démocratie dans les communes rurales

Après l?échec des modèles de développement de l?Etat central, de nombreux pays en développement et en transformation traversent aujourd?hui de vastes processus de réforme. Leur objectif est de renforcer les gouvernements et les administrations au niveau régional et de faciliter la participation des populations aux prises de décisions politiques. C?est ainsi que des structures et des processus démocratiques peuvent être organisés au niveau communal.
 
Dr. Armin K. Nolting
Armin.Nolting@gtz.de
 
Eike Ulrich Vater
Eike.Vater@gtz.de
 
Deutsche Gesellschaft für Technische
Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Division Etat et Démocratie
Eschborn, Allemagne

Elections communales : moteurs de la démocratie locale ?

Dans de nombreux pays en développement, la démocratisation des systèmes politiques a été amorcée par des mouvements de protestation dans les villes. La non-élection d?autocrates impopulaires a représenté un momentclé dans ce processus de transition. Ce n?est qu?avec retard qu?ont été adoptées des lois établissant également les institutions élues sur le plan régional ou local. Pourtant, les conseils communaux élus doivent relever d?innombrables défis. Dans de nombreux pays, ils en sont encore à tenter de définir leur rôle et à conquérir leur place de haute lutte.
 
Dr. Christof Hartmann
Institut pour la recherche sur le
développement et la politique du développement
Ruhr-Universität Bochum
Bochum, Allemagne
Christof.Hartmann@ruhr-unibochum.de

Démocratie et émancipation - Gages d?une plus grande stabilité ou à l?origine de nouveaux conflits ?

Après le départ du dictateur Suharto en 1998, l?Indonésie a emprunté la difficile voie de la démocratisation ; difficile, car les attentes étaient trop fortes et le processus de démocratisation trop lent. Ce changement a également entraîné de nombreux conflits violents qui ne peuvent toutefois pas être attribués dans leur totalité au passage de la dictature à la démocratie.
 
Dr. Rainer Adam
Fondation Friedrich Naumann
Jakarta, Indonésie
Fnsindo1@rad.net.id

Le Kenya après Moi - L?espoir d?une démocratie renforcée

Depuis le changement de gouvernement pacifique de 2002, le Kenya occupe le devant de la scène politique. La transmission des affaires de l?Etat de Daniel arap Moi à Mwai Kibaki a fait naître l?espoir d?un renouveau économique et d?une démocratie renforcée.Toutefois, la majorité de la population reste sur sa faim, et l?enthousiasme des premiers jours a fait place à une désillusion et à un scepticisme douloureux.
 
Dr. Roland Schwartz
Fondation Friedrich Ebert
Nairobi, Kenya
Kenia@fes.de

Entre information et refus - La longue marche de la Chine vers les réformes politiques

« La Chine est aujourd?hui le plus grand laboratoire du changement économique, social et politique de l?histoire de l?humanité », a déclaré le politologue chinois Zhang Weiwei dans l?International Herald Tribune (mai 2004) . Ces lignes sont particulièrement éloquentes. Si l?on pense au rythme et au caractère radical du processus de transformation économique et social que ce pays et son 1,3 milliard d?habitants connaissent depuis le début de la politique de réforme, il y a 25 ans, cela représente tout sauf une exagération.
 
Jürgen Kahl
Neue Zürcher Zeitung
Erkrath, Allemagne
kahl-sung@t-online.de

« Le pouvoir revient vers les zones rurales » - La démocratisation en milieu rural dans l?Ouest africain

La décentralisation et le développement communal sont considérés comme les éléments clés de la démocratisation et de la bonne gouvernance dans l?Ouest africain. On attend des communes rurales qu?elles remplissent les missions qui leur sont confiées en étant proches du citoyen et qu?elles donnent de nouvelles impulsions au développement rural et à la lutte contre la pauvreté. Toutefois, des capacités limitées et des déficits institutionnels entravent l?exécution des prestations et la création d?une légitimité démocratique.
 
Karl-Peter Kirsch-Jung
GTZ GmbH
Eschborn, Allemagne
karl-peter.kirsch-jung@gtz.de

Ouverture démocratique au Cameroun - Les organisations paysannes dialoguent avec les politiciens

L?ouverture démocratique au Cameroun depuis le début des années 1990 se traduit progressivement par un changement des rapports entre l?Etat et les organisations paysannes, désormais considérées comme de vrais interlocuteurs. Mais il est encore trop tôt pour évaluer l?impact de ces organisations sur la politique du pays.
 
Martin Nzegang
Service d?Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD)
B.P. 11955
Yaoundé, Cameroun
Saild@camnet.com

Développement transnational

Synonymes d?amélioration du niveau de vie et de paix? - Les accords commerciaux intrarégionaux

Les accords commerciaux régionaux (intrarégionaux et interrégionaux) sont aujourd?hui une caractéristique essentielle de l?économie mondiale. Depuis le début des années 1990, le processus de création d?accords commerciaux régionaux se poursuit sans discontinuer. Jusqu?en décembre 2002, près de 250 accords de ce type avaient été déclarés au GATT/OMC ; plus de 170 sont encore en vigueur actuellement, 70 autres sont en préparation. On estime que le nombre d?accords déclarés pourrait atteindre le chiffre de 300 d?ici à la fin de l?année 2005.
 
Professor Dr. Rasul Shams
Hamburger Institut für Wirtschaftsforschung ? HWWA
(Institut de recherche économique de Hambourg)
Hambourg, Allemagne
Shams@hwwa.de

Aires de conservation internationale en Afrique : les avantages sont-ils réels ?

En Afrique, les aires pour la conservation internationale (TFCA) sont un phénomène relativement nouveau. Ces zones sont non seulement considérées comme de bons moyens d?assurer la protection de la biodiversité, mais aussi comme des moteurs de la promotion sociale. L?Afrique a identifié le tourisme comme une priorité, et les TFCA sont considérées comme présentant des avantages multiples. Mais ce potentiel ne deviendra réel que grâce à une volonté politique associée à une aide majeure des bailleurs de fonds.
 
Dr Lawrence E. O. Braack
Pretoria, Afrique du Sud
braack@mweb.co.za
 
Ralph Kadel, Groupe KfW
Francfort-sur-le-Main, Allemagne
Ralph.kadel@kfw.de
 
Thomas Petermann, InWEnt
Zschortau/Leipzig, Allemagne
Thomas.petermann@inwent.org
 
Pr. Dr Goetz Schuerholz
Université de Victoria
Duncan B.C., Canada
taesco@islandnet.com

Le Nil : trait d?union de la coopération entre Etats ?

Le bassin hydrographique du Nil couvre un dixième des terres africaines et englobe dix Etats riverains. Neuf pays se sont associés au sein de l?Initiative du Bassin du Nil (IBN) qui s?est donné pour but de développer durablement les ressources en eau au profit de tous. Le mélange politique est explosif. L?Allemagne s?est engagée à soutenir l?IBN sur le long terme afin de contribuer à la prévention des crises dans cette région de l?Afrique.
 
Thomas Schild
Deutsche Gesellschaft für Technische
Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Eschborn, Allemagne
Thomas.Schild@gtz.de

Le système aquifère du Sahara septentrional (SASS) - Gestion conjointe d?un bassin hydrologique international

La région du Sahara et du Sahel possède d?énormes réserves d?eaux souterraines. Bien que la réalimentation de ces réserves soit très limitée, leurs eaux sont essentielles à la survie des peuples et des animaux de ces régions. Le système aquifère du Sahara septentrional (SASS) est une ressource internationale d?eaux fossiles partagée par l?Algérie, la Tunisie et la Libye et représente une source de vie pour des centaines des milliers d?agriculteurs. La surexploitation met en péril l?avenir d?une partie importante du Sahara
 
Chedli Fezzani
Djamel Latrech
Ahmed Mamou
Observatoire du Sahara et du Sahel
Tunis,Tunisie
 
Anneke Trux
Projet CCD de la
Gesellschaft für Technische
Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Bonn, Allemagne
Anneke.Trux@gtz.de

La paix au travers de la gestion transfrontalière de l?eau? - Le Traité des eaux de l?Indus entre l?Inde et le Pakistan

Le plus grand réseau d?irrigation du monde, qui avait été mis en place par l?administration britannique, a été brisé, en 1947, par le partage du Panjab, le pays des cinq fleuves, entre les deux éternels rivaux que sont l?Inde et le Pakistan. Avec la signature du Traité des eaux de l?Indus(« l?Indus Waters Treaty ») en 1960 et la création de la Commission bilatérale pour les eaux de l?Indus, une distribution équitable des eaux a pu être rétablie entre les deux Etats. Malgré de nombreuses frictions, aucune « guerre de l?eau » n?a éclaté jusqu?ici entre ces deux Etats.
 
Dr. Jürgen Clemens
Institut pour l?Asie du Sud de
l?Université Ruprecht-Karl de Heidelberg
Heidelberg, Allemagne
jclemens@sai.uni-heidelberg.de

Une nouvelle culture de gestion pour la recherche agricole en Afrique

La recherche agricole africaine au sud du Sahara se voit fréquemment placée sur le banc des accusés et il lui est difficile de convaincre le public de ses capacités. Il s'ensuit que cette recherche ne dispose que de moyens budgétaires très insuffisants. Il devient donc urgent de réfléchir à la manière dont ses effets positifs sur le développement agricole peuvent être rendues plus visibles.
 
Dr Papa Abdoulaye Seck
Directeur Général Institut Sénégalais de Recherches
Agricoles (ISRA)
Dakar, Senegal
papaseck@isra.sn