Archives, Edition 2002/02

VIH/sida

Le sida à la fin de l'année 2001 Pourquoi la lutte contre l'épidémie est-elle si difficile?

Le sida à la fin de l'année 2001 Pourquoi la lutte contre l'épidémie est-elle si difficile?
Au même titre que les problèmes posés par la pauvreté, l'accroissement démographique et les changements climatiques, le sida est l'un des grands fléaux de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle. L'épidémie touche surtout les pays dits du Tiers-Monde. Abordé pour la première fois en janvier 2000 comme un «problème sanitaire» par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le sida a fait depuis l'objet de nombreuses conférences internationales. La création d'un Fonds mondial pour le SIDA (Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme) doté de plusieurs millions de dollars, qui a pour mission d'essayer d'enrayer la pandémie, surtout en Afrique, est le résultat le plus visible de la sensibilisation de la communauté internationale au problème.
 
Dr. Ulrich Vogel
Francfort, Allemagne
e-mail: UlrichFVogel@gmx.net
De juillet 1995 à septembre 2001, responsable du projet international SIDA de la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ)

Le développement rural face au VIH/sida en Afrique

Jamais encore l'humanité n'avait été confrontée à une pandémie dont, il y a vingt ans de cela, on imaginait mal qu'elle prendrait une telle ampleur. Après des débuts discrets dans des populations isolées et essentiellement urbaines, le VIH/sida est devenu un véritable fléau social pour les zones rurales de l'Afrique subsaharienne. Le présent article explore les liens entre le VIH/sida et le développement rural, et souligne certains aspects critiques dans le domaine politique.
 
Gabriel Rugalema
Conseiller politique senior
PNUD - Projet régional axé sur le VIH et le développement de l'Afrique subsaharienne
Pretoria, Afrique du Sud
e-mail: grugalema@un.org.za
 
Vivian Khanye
Responsable nationale de projet
PNUD - Projet régional axé sur le VIH et le développement de l'Afrique subsaharienne
Pretoria, Afrique du Sud
e-mail: vkhanye@un.org.za

L'impact du VIH/sida sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle

Les liens existant entre le VIH/sida et la sécurité alimentaire et nutritionnelle sont complexes, voire cause de mortalité. Dans de nombreux pays comptant parmi les plus pauvres du monde, le VIH/sida diminue l'espérance de vie, inverse la tendance à l'amélioration en matière de survie des enfants, dégrade leur état nutritionnel, mine la production agricole et compromet la sécurité alimentaire.
Bien que l'on sache depuis un certain temps que le VIH/sida n'est pas seulement un «problème de santé», il était encore récemment considéré par les décideurs politiques uniquement sous l'angle de la santé publique. Pour mieux comprendre le problème du VIH/sida et s'y attaquer, il importe de l' || ' || ' examiner sous une perspective plus large. Le présent article se penche sur les incidences du VIH/sida sur la sécurité alimentaire et la nutrition.
 
Robin Jackson
et Robin Landis
Programme Alimentaire Mondial
Rome, Italie
e-mail: Robin.Jackson@wfp.org
e-mail: Robin.Landis@wfp.org

La mort de Haina - ou comment le sida met en danger le contrat entre les générations en Namibie

Considéré à l'échelle de la planète, le VIH/sida apparaît comme un problème essentiellement africain. A la fin de 2000, sur les 36,1 millions de personnes infectées dans le monde, 25,3 millions vivaient en Afrique subsaharienne. Les pays les plus fortement touchés sont ceux de la partie sud du continent africain. Derrière ces chiffres se cachent d'innombrables destins, des milliers d'histoires individuelles, dont celle de Haina qui va être relatée ici.
 
Matthias U. Rompel
Institut de sociologie
Université Justus Liebig de Giessen
Giessen, Allemagne
e-mail: Matthias.U.Rompel@sowi.uni-giessen.de

Information et distribution de préservatifs : Le marketing social dans la prévention du sida

Ces dernières années, les catastrophes et les conflits armés En dépit des grands succès du traitement médicamenteux des personnes infectées par le VIH, la prévention reste le principal élément de la lutte contre la maladie. Dans les pays en développement aussi, l'approche du marketing social appliquée à la prévention du VIH/sida a donné la mesure de son efficacité. Depuis le début des années 90, la coopération financière allemande soutient des programmes conduits dans ce domaine, afin de permettre aux groupes de population pauvres d'accéder aux préservatifs et à d'autres moyens de contraception. Grâce à l'intégration d'organisations non gouvernementales et de structures de distribution privées, les stratégies nationales de lutte contre le VIH/sida gagnent ainsi en impact et en efficacité.
 
Dr. Wolfgang Bichmann
Responsable de la division Infrastructure sociale, missions socio-politiques, protection de l'environnement
Kreditanstalt für Wiederaufbau
Francfort-sur-le-Main, Allemagne
e-mail: Wolfgang.Bichmann@kfw.de

Expériences recueillies dans le cadre d'un réseau sectoriel intégré. Le VIH/sida et le développement rural.

Dans les pays d'Afrique subsaharienne, nombreuses sont les sociétés que l'on peut subdiviser, avec une effrayante simplicité, en deux groupes: les personnes qui sont infectées par le VIH/sida et celles qui sont concernées par l'épidémie dans leur environnement immédiat. L'espérance de vie moyenne des habitants de ces pays atteint un niveau presque impensable. On peut se demander, avec une pointe de cynisme, si l'on ne 'efforce pas d'atteindre les nobles objectifs internationaux et nationaux que sont la sécurité alimentaire, la diminution de la pauvreté et la protection des ressources naturelles par la voie de l'abstention, c'est-à-dire en menant une lutte totalement insuffisante contre le VIH/sida.
 
Klaus Pilgram
Dr. Marlis Kees
Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
P. O. Box 2406
Harare
Simbabwe
e-mail: pilgram.gtz-zimbabwe@zw.gtz.de
e-mail: probec.gtz-zimbabwe@zw.gtz.de

Les femmes rurales à l'épicentre de la crise du VIH/sida

L'inégalité entre les sexes est un facteur essentiel dans l'pidémie du VIH/sida. Le risque d'infection par le VIH est plus grand chez les femmes, et le sida a des conséquences plus graves pour elles que pour les hommes. L'épidémie exacerbe la discrimination entre les sexes et peut contribuer à aggraver la marginalisation économique et sociale des femmes. En effet, la crise du VIH/sida met en lumière la nécessité d'un paradigme de développement agricole et rural tenant compte de la dimension du genre et utilisant «le VIH et le développement» comme révélateur.
 
Daphne Topouzis, PhD
Consultante
Rome, Italie
e-mail: HemrichGue@aol.com

Le partage des ressources en eau

Pénurie mondiale d'eau et de nourriture - Faut-il se fier aux prévisions pessimistes?

On parle beaucoup de la raréfaction de l'eau. La réalité est toutefois moins sombre qu'il y paraît. En effet, rares sont les signes prémonitoires d' || ' || ' || 'une pénurie malthusienne de nourriture ou d'eau dans le monde. Dans un proche avenir, les produits alimentaires ainsi que l'eau libre devraient rester des biens de faible valeur, ce qui aura des répercussions sur la coopération et sur les conflits au sujet de l'eau: d'une part, la valeur économique relativement faible de l'eau en vrac donne à penser que les «conflits liés à l'eau» peuvent souvent avoir d'autres motivations que la rareté de cette ressource. D'autre part, la faible valeur de l'eau fait que l'on est moins incité à coopérer, puisqu'il ne coûte pas cher de ne pas le faire.
 
Dr. Manuel Schiffler
Economiste senior
Banque Mondiale
Région Moyen-Orient et Afrique du Nord
Washington, D.C., États-Unis
e-mail: e-mail: M.Schiffler@worldbank.org

L'eau, l'alimentation et l'environnement: la nécessité d'un dialogue

La raréfaction de l'eau menace les ressources alimentaires de près de trois milliards de personnes ainsi que la «santé» et la productivité des principales zones humides et d'autres écosystèmes du monde. D'ici 2025, l'amplification du phénomène, ainsi que la concurrence et les conflits pour l'eau qui l'accompagneront, vont modifier de manière spectaculaire la valeur que nous accordons aux ressources en eau et notre façon de les utiliser, de les mobiliser et de les gérer. Il importe de trouver des moyens novateurs d'utilisation de ce bien précieux, afin de protéger les écosystèmes et d'assurer l'alimentation des quelques milliards d'habitants de la planète.
 
Prof Dr. Frank R. Rijsberman
Directeur général
Institut international pour la gestion de l'eau
(IWMI)
Colombo, Sri Lanka
Président du consortium de mise en 'uvre
du Dialogue sur l'eau, l'alimentation et l'environnement.
e-mail: f.rijsberman@cgiar.org

Gérer les litiges et les inégalités corollaires du changement économique. Des institutions de gestion des ressources en eau pour promouvoir le développement économique.

On a constaté ces dernières années que notre consommation d'eau avait rapidement augmenté, alors que les ressources accessibles ne devraient guère progresser à l'avenir. Pour gérer la répartition de cette ressource limitée, il est nécessaire de créer de nouvelles institutions ou de renforcer et transformer celles qui existent déjà. Dans certains bassins hydrographiques, la demande est déjà supérieure à l'offre, et ce déséquilibre est imminent dans beaucoup d'autres: il devient donc urgent de mettre en place des institutions plus efficaces.
 
Charles L. Abernethy
Consultant en irrigation et gestion des ressources hydriques
Colombo, Sri Lanka
e-mail: abernethy@itmin.com

Le partage des ressources en eau dans les réseaux d'irrigation. Si l'on se base sur les statistiques publiées régulièrement, jusqu'à.

80 pour cent de la consommation d'eau dans le monde seraient imputables à l'agriculture. Ces chiffres servent à étayer la thèse avançant que l'irrigation est inefficace ou que l'affectation de l'eau à des secteurs autres que l'agriculture pourrait résoudre les problèmes de pénurie. Il suffit cependant d'examiner plus attentivement la manière dont l'eau est effectivement utilisée dans les systèmes d'irrigation, pour constater à la fois la diversité des usages et la multiplicité des usagers. Il est donc crucial d'examiner ces usages, tant pour assurer les moyens d'existence des populations rurales que pour mesurer l'efficacité globale de l'utilisation des ressources hydriques.
 
Ruth Meinzen-Dick
Chargée de recherche senior
Institut international de recherche sur les politiques alimentaires
- IFPRI -
Washington, D.C., États-Unis
e-mail: r.meinzen-dick@cgiar.org

Le Limpopo, fleuve d'Afrique australe. Lorsque plusieurs pays exploitent en commun leurs ressources en eau.

Il y a en Afrique australe 15 réseaux hydrographiques transfrontaliers. Treize d'entre eux arrosent exclusivement les États membres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC). Pour exploiter en commun et préserver cette ressource naturelle, 16 traités bilatéraux et multilatéraux relatifs à l'eau ont été conclus au cours des 50 dernières années. Neuf d'entre eux ont été signés par les États membres de l'actuelle SADC qui démontre ainsi sa volonté politique de résoudre les conflits liés au partage des ressources hydriques. Depuis quelques mois, les quatre pays riverains du Limpopo s'emploient à mettre en place la commission du Limpopo (LIMCOM) qui doit remplacer le comité technique permanent du bassin du Limpopo.
 
Thomas Schild
Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Eau et Gestion des déchets
Eschborn, Allemagne
e-mail: Thomas.Schild@gtz.de

Zimbabwe: l'autorité du bassin versant de la Mazowe. Quand les hommes s'entendent sur le partage de l'eau.

Avant la réforme du secteur de l'eau, il n'y avait pas au Zimbabwe de réglementation équitable de l'accès aux ressources hydriques. Depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'eau, en l'an 2000, chaque citoyen jouit des mêmes droits d'accès à ces ressources.
 
Helmut Lang
Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Eau et gestion des déchets
Eschborn, Allemagne
e-mail: Helmut.Lang@gtz.de

Pénurie d'eau potable en Jordanie: comment font les ménages?

La Jordanie est l'un des pays du monde les plus touchés par la pénurie d'eau. 90 pour cent du territoire sont des déserts et des semi-déserts où les précipitations annuelles sont inférieures à 200 millimètres. L'eau nécessaire provient en majeure partie de nappes souterraines qui sont d'ores et déjà surexploitées. Durant les mois d'été, l'eau potable distribuée par le service public est rationnée, ce qui oblige la population à s'approvisionner par d'autres moyens, à des coûts parfois élevés. La Jordanie espère que la privatisation du service de distribution d'eau contribuera à améliorer l'efficacité du secteur.
 
 
Maria Iskandarani
Zentrum für Entwicklungsforschung - ZEF (Centre de recherche sur le développement)
Bonn, Allemagne
e-mail: M.Iskandarani@uni-bonn.de

La Montagne

Le développement des institutions dans les régions de montagne

Vaincre la pauvreté dans les régions de montagne et préserver durablement les ressources naturelles en pensant aux générations à venir: ce double défi devient de plus en plus difficile à relever. Dans toutes les régions de montagne du monde, chaque année qui passe s'accompagne de la perte de richesses écologiques; dans de nombreux pays, les déséquilibres sociaux et économiques entre les habitants de la plaine et leurs voisins montagnards vont en s'accentuant; du Caucase au hauts plateaux andins, en passant par l'Himalaya, les crises et les conflits s'aggravent, et l'on assiste à une lutte sans merci pour accéder à des ressources qui se raréfient.
 
Dr. Uwe Kievelitz
Responsable du projet sectoriel
«Prévention des crises et gestion des conflits dans le cadre de la coopération au développement» et du «Fonds pour les initiatives en faveur de la paix»
Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Eschborn, Allemagne
e-mail: Uwe.Kievelitz@gtz.de

Une politique pour les régions de montagne - quelle est la situation, quels sont les enjeux?

Au deuxième «Sommet mondial sur le développement durable - Rio+10», qui aura lieu en septembre 2002 à Johannesburg, les efforts déployés au niveau international et national pour promouvoir le développement durable des régions de montagne seront passés au crible. Une partie du chapitre 13 du programme Action 21, appelée «Mountain Agenda», est consacrée à ces régions. Et en 2002, proclamée «Année Internationale de la Montagne» par l'ONU, l'attention du monde entier est attirée sur elles.
 
Sabine Preuss
Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Division Développement rural
Eschborn, Allemagne
e-mail: Sabine.Preuss@gtz.de

Défi pour un développement durable. Interactions entre régions de montagne et plaines environnantes.

La croissance démographique, l'exploitation de plus en plus intense des ressources naturelles ainsi qu'une interdépendance économique grandissante amplifient les interactions entre zones de montagne et plaines. En outre, en raison de l'insuffisance des infrastructures, la population montagnarde demeure relativement plus pauvre que les habitants des plaines. Les solutions politiques visant à un développement durable doivent donc inclure des améliorations économiques et sociales en complément des mesures de protection de la nature et de l'environnement.
 
Susanne Wymann von Dach
Dr. Thomas Kohler
Prof. Dr. Hans Hurni
Dr. Urs Wiesmann
Peter Messerli
Centre pour le Développement et l'Environnement
Institut de géographie
Berne, Suisse
e-mail: Wymann@giub.unibe.ch

La Convention alpine - un modèle de développement durable pour les régions de montagne?

La Convention alpine est un traité international, signé par huit États européens ayant sur leur territoire une partie du massif des Alpes, et l'Union européenne (UE). L'idée maîtresse de cet accord, qui engage tous les signataires, est la protection et le développement durable des Alpes.
Très vite, la Convention alpine a été saluée comme la «constitution» du toit de l'Europe. Pourtant, le chemin politique menant à un ensemble de règles opérationnelles, viables et acceptées par les populations concernées, est long et semé d'embûches.
 
Mag. Peter Hasslacher
Directeur du département Aménagement du territoire/protection des espaces naturels du club alpin autrichien
Innsbruck, Autriche
e-mail: peter.hasslacher@alpenverein.at