Archives, Edition 2001/02

La place du développement rural dans la coopération allemande

Dans le monde, plus de 800 millions de personnes souffrent aujourd'hui encore de façon chronique de la faim. Au Sommet mondial de l'alimentation qui s'est tenu en 1996 à Rome, les délégations de 186 pays se sont fixé l'objectif ambitieux de réduire de moitié d'ici 2015 le nombre des affamés. Les rapports les plus récents de la FAO montrent cependant on ne peut plus clairement que, malgré la diminution du pourcentage de personnes sous-alimentées par rapport à la population totale et les grands progrès enregistrés dans quelques régions, cet objectif ne pourra être que difficilement atteint. L'ampleur de la faim et de la sous-alimentation demeure alarmante.
 
Professor Dr. Michael Bohnet
Ministère fédéral de la Coopération
économique et du Développement (BMZ)
Bonn
Allemagne
Bohnet@bmz.bund.de

Le droit à se nourrir: un défi pour les politiques de développement. Les droits de l'homme contre la faim.

L'homme ne peut vivre sans nourriture; cela est une évidence. Pourquoi, dans ces conditions, revendiquer le «droit à se nourrir» puisque personne ne conteste le fait que l'homme a besoin de s'alimenter? Ne suffit-il pas de constater que se nourrir est un besoin élémentaire qui exige d'être satisfait? Ne suffit-il pas de supposer que ceux qui ont plus que le nécessaire partageront avec ceux qui n'ont rien? Manifestement non.
 
Martin Wolpold-Bosien
FIAN - Food First Information and
Action Network
Réseau Information Action Droit à se
Nourrir
Secrétariat international
Heidelberg
Allemagne
Wolpold-Bosien@t-online.de

Soulager la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire: l'agriculture biologique à la rescousse?

Aujourd'hui, agriculture durable et agriculture biologique sont propagées comme les stratégies les plus prometteuses pour soulager la pauvreté, car elles augmentent la production agricole tout en exploitant les ressources naturelles de façon à permettre leur renouvellement. Il n'en demeure pas moins que les ressources naturelles de notre planète se détériorent à une vitesse alarmante et que le fossé entre croissance démographique et production alimentaire se creuse toujours davantage. L'agriculture durable et l'agriculture biologique peuvent-elles contribuer à résoudre ce problème?
 
Dr. Johannes Kotschi
AGRECOL
Marburg
Allemagne
kotschi@agrecol.de

Les conflits armés: à la fois cause et conséquence de la faim

«La nourriture pour tous», credo du Sommet mondial de l'alimentation organisé à Rome en 1996, ne pourra se concrétiser véritablement un jour que si l'on réussit à briser l'engrenage de la faim et des conflits, notamment en Afrique. Que l'on situe la cause des conflits dans les pénuries de l'environnement, y compris l'insécurité alimentaire, ou que l'on tienne les facteurs politiques pour les premiers responsables des affrontements, le fait est là, incontournable. Les conflits armés compromettent toujours l'accès à la nourriture.
 
Ellen Messer
Woodrow Wilson International Center for
Scholars
Washington DC
Etats-Unis
 
Marc J. Cohen
Institut international de recherche sur les politiques alimentaires - IFPRI
Washington DC
Etats-Unis
M.J.Cohen@cgiar.org
 
Thomas Marchione
Agence américaine pour le développement international (USAID)
Washington DC
Etats-Unis
Le présent article ne représente pas le point de vue officiel de cette agence

Sécurité alimentaire. Passer d'une situation de crise au développement durable: une transition difficile.

Ces dernières années, les catastrophes et les conflits armés se sont multipliés dans le monde entier, touchant tout particulièrement les pays en développement. Alors que dans les années 70 et 80, ce sont les grandes sécheresses qui ont engendré famines et insécurité alimentaire, à la fin du 20e siècle, ce sont plutôt les tensions ethniques et sociales et les conflits armés qui ont entravé les efforts déployés pour assurer la sécurité alimentaire dans le monde. La faim et la malnutrition sont les conséquences directes de ces conflits et de...
 
Dr. Hans Schoeneberger
Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Section 4333: Sécurité alimentaire
Eschborn
Allemagne
Hans.Schoeneberger@gtz.de

La «sécurité alimentaire» en tant qu'objectif de la coopération au développement: une vision encore réaliste pour l'avenir?

Si la sécurité alimentaire est considérée comme un objectif suffisamment réaliste pour mériter d'être poursuivi, il faudrait apporter des changements notables à l'approche traditionnelle des projets: celle-ci devrait en effet viser à une régression massive de la faim et de la sous-alimentation; les programmes devraient être intégrés dans une politique de développement nationale; les donateurs devraient contribuer aux dépenses courantes de ces programmes; et ils devraient se montrer disposés à un renforcement de la coordination de leurs actions (joint programming).
 
Dr. Jens Schulthes
Rome
Italie

Nouveaux partenariats dans le cadre de la coopération internationale

Une population mondiale croissante, la pauvreté et la faim, la dégradation des ressources naturelles, les guerres et les conflits armés: les grands défis lancés à la communauté internationale restent inchangés en ce début de millénaire et réclament d'énormes efforts. Ils ne peuvent plus être résolus sur un plan strictement national. De nouveaux partenariats doivent être trouvés - entre l'Etat et la société, entre les organismes publics et privés - afin d'apporter à ces défis des solutions adéquates.
 
Dr. H.-Jochen de Haas
Claudia Kraemer
Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement
Bonn
Allemagne
DeHaas@BMZ.Bund400.de
Kraemer@bmz.bund.de

Partenariats entre la recherche agricole publique et privée

Pour couvrir les besoins alimentaires mondiaux, la production devra doubler dans les trente années à venir. Cet objectif ne pourra être atteint sans la création de partenariats entre la recherche publique et la recherche privée. Le secteur public et le secteur privé doivent trouver des solutions communes afin de garantir l'accès des petits agriculteurs des pays en développement aux nouvelles technologies développées par les entreprises privées des pays industrialisés, qui sont souvent aussi les titulaires des brevets.
 
Dr. Manfred Kern
Aventis CropScience
Francfort-sur-le-Main
Allemagne
manfred.kern@aventis.com

Exemples du Mali et du Kosovo. Nouveaux partenariats dans le secteur de la microfinance.

Pour promouvoir le développement durable du secteur financier dans les pays en développement et en transition, la coopération allemande au développement a exploré de nouvelles voies visant à améliorer les relations entre les institutions financières locales et les banques commerciales privées.
 
Ditlinde von Davidson
Dr. Claudia Loy
Kreditanstalt für Wiederaufbau
Francfort-sur-le-Main
Allemagne
Ditlinde.Davidson@kfw.de
Claudia.Loy@kfw.de

Partenariat entre la GTZ et le chocolatier Mars en Côte d'Ivoire

La société Mars et la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) coopèrent dans le cadre d'un partenariat entre le secteur privé et le secteur public pour la réalisation d'un projet de culture durable et ménageant les ressources naturelles en vue de la production de cacao de qualité supérieure en République de Côte d'Ivoire. Cette coopération consiste principalement à améliorer la commercialisation du cacao ivoirien et à former les petits exploitants à la cacaoculture durable.
 
Wolfgang Koehler
Journaliste indépendant
Düsseldorf
Allemagne

Le Farmers Development Trust (FDT) au Zimbabwe. Allier l'initiative privée et l'intervention. Le Farmers Development Trust au Zimbabwe.

En Afrique, les politiques de développement rural interventionnistes ont échoué. Le secteur privé s' || 'avère incapable de combler le vide causé par le désengagement de l'Etat et le recul des entreprises des services étatiques et des entreprises para-publique, privant nombre de paysans africains de toute structure de services. Il faut donc créer de nouveaux partenariats impliquant le secteur privé, la société civile et les gouvernements. Le Farmers Development Trust peut servir de modèle dans cette nouvelle démarche.
 
Dr. Albert Engel
Deutsche Gesellschaft für Technische
Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Division Développement Rural
Eschborn
Allemagne
Albert.Engel@gtz.de
 
Lovegot Tendengu
Directeur général
Farmers Development Trust - FDT
Harare
Zimbabwe

L'accord de partenariat régional UE-CDAA - un modèle?

L'accord commercial entre l'Union européenne (UE) et les pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (CDAA) a été signé en octobre 1999 après plusieurs années de négociations. Cet accord répond avant tout aux intérêts économiques des deux parties, mettant en exergue les relations entre l'UE et l'Afrique du Sud. Peut-il servir de modèle à un partenariat commercial entre deux communautés d'Etats?
 
Eberhard Hauser
Deutsche Gesellschaft für Technische
Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Division Développement rural
Eschborn
Allemagne
Eberhard.Hauser@gtz.de

Vers une participation effective aux réformes sectorielles

Depuis 1997, une série de manifestations régionales a permis d'instaurer des plates-formes d'échanges réguliers entre les responsables de la mise en ?uvre des programmes de réformes sectorielles lancés dans un nombre croissant de pays d'Afrique. Lors de ces manifestations, un certain nombre de préoccupations reviennent systématiquement dans les débats, concernant, entre autres, l'existence objective de gagnants et de perdants à toutes les étapes et à tous les niveaux du processus. Si l'on ne prend pas en considération cette réalité, on risque d'empêcher l'instauration de partenariats efficaces pour la réalisation des programmes et d'aboutir finalement à des impasses et des blocages.
 
Désirée Dietvorst
Francfort-sur-le-Main
Allemagne
Desiree.Dietvorst@t-online.de

Pour une politique intégrée de développement intégré: les principaux problèmes

La deuxième moitié du XXe siècle a été marquée par un processus ininterrompu qui a fait des habitants de la planète des citadins. Pourtant aujourd'hui encore, la majorité de la population des pays en développement vit dans les régions rurales et cette situation durera pendant une bonne partie du siècle présent. Les pays d'Afrique et d'Asie sont essentiellement des pays ruraux et le resteront au-delà de 2010, alors qu'en Amérique latine et en Océanie, le taux d'urbanisation a déjà franchi le cap des 70 pour cent.
 
Dr. Matthias Hundsalz
Conseiller interrégional senior
Centre des Nations Unies
pour les établissements humains
(CNUEH/Habitat)
Nairobi, Kenya

La ville: fournisseur des biens de la vie courante - la campagne: garant de l'alimentation?

Contrairement au processus d'urbanisation dans les pays développés, qui s'est déroulé en étroite corrélation avec l'industrialisation du XIXème siècle, la croissance des villes repose essentiellement, dans les pays en développement, sur le manque de possibilités de revenu en milieu rural. Les références sociales et culturelles restent cependant fortement ancrées dans les zones rurales. Parallèlement, les ruraux partis s'installer en ville conservent les formes de vie et styles de construction propres à la campagne. L'agriculture urbaine contribue dans une large mesure à la production des denrées alimentaires
 
Dr. Manfred Konukiewitz
Ministère fédéral de la Coopération
économique et du Développement
Département 413, Eau, établissements
humains, questions infrastructurelles
Bonn
Allemagne
Konukiew@bmz.bund.de

Comment la décentralisation peut-elle dynamiser les relations ville-campagne?

Dans les pays en développement, les effets de la décentralisation politique sur les relations entre la ville et la campagne n'ont reçu jusqu'ici que peu d'attention. Le renforcement des compétences des administrations au niveau des communes et des districts est souvent un élément essentiel du processus de décentralisation. Ces centres de décision étant généralement localisés dans les agglomérations urbaines, l'attention et l'aide tendent à se concentrer prioritairement sur les villes. La question est donc de savoir comment intégrer les populations rurales dans le processus de décentralisation et quelles seront les conséquences de ce processus sur les relations ville-campagne.
 
Matthias Bartels
Deutsche Gesellschaft für Technische
Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Division Développement rural
Eschborn
Allemagne
Matthias.Bartels@gtz.de
 
Babette Wehrmann
École Supérieure Technique de Munich
Munich
Allemagne

Stratégies visant à endiguer l'exode rural en Amérique latine

Ce sont en premier lieu les jeunes qui migrent vers les villes. Ils n'abandonnent pas leurs villages parce qu'ils préfèrent la ville à la campagne, mais parce que leur insertion dans la vie sociale et productive des communautés rurales est souvent liée à des difficultés considérables, et que les possibilités d'emploi en milieu rural ne correspondent pas à leur niveau de formation. Quelles sont les stratégies permettant d'éliminer ces obstacles et d'endiguer ainsi la migration des jeunes ruraux vers les villes?
 
Martine Dirven
Division de l'environnement et des établissements humains, Nations Unies
Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (ECLAC)
Santiago
Chili