Archives, Edition 2000/02

L'Accord de Cotonou - Une nouvelle dynamique dans le partenariat ACP-UE

L'accord de partenariat signé par l'Union européenne et les Etats ACP le 23 juin 2000 à Cotonou (Bénin), est pour le moment au centre de l'intérêt de la politique de développement. Au terme de négociations intenses et parfois laborieuses, qui ont été entreprises en septembre 1998 et ont pu s'achever en février 2000, les Etats ACP et les Etats membres de l'Union européenne sont parvenus à un accord et ont poursuivi une tradition qui a maintenant 25 ans d'âge.
 
Dr. Heike Kuhn
Regierungsdirektorin
Ministère fédéral de la Coopération économique et du développement
BMZ
Bonn, Allemagne

L'accord-cadre: à qui profite la coopération entre l'UE et les Etats ACP?

Les négociations sur la révision de la coopération entre l'Union européenne (UE) et les Etats ACP associés ont pris fin en février 2000. La Convention de Lomé était considérée jusqu'alors comme un modèle de partenariat authentique entre l'UE (et son prédécesseur, la Communauté économique européenne, la CEE) et les Etats associés d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Cependant, la mise en ?uvre de la nouvelle convention implique de réformer en profondeur l'accord de coopération. Il s'agit notamment de l'ouverture extensivedes marchés ACP aux produits de l'UE, du manque de coordination entre la politique agricole de l'Union européenne et sa politique de développement et du respect du multilatéralisme dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)
 
Dr. Francis A.S.T. Matambalya
Université de Dar es-Salaam
Faculté de Commerce
Dar es-Salaam
Tanzanie
 
Dr. Susanna Wolf
Zentrum für Entwicklungsforschung
Bonn
Allemagne

L'héritage de Lomé - Privilégier la lutte contre la pauvreté dans un contexte de partenariat inégal

Le 23 juin dernier, les représentants des 77 Etats du Groupe ACP se sont réunis avec les représentants des 15 Etats membres de l'Union européenne pour signer l'accord qui doit succéder à la Convention de Lomé. Lomé était devenu le symbole des problèmes récents causés par l'opposition aux préférences commerciales, illustrée par la « guerre de la banane » et de la controverse autour des innovations politiques proposées pour le nouvel accord.
 
Carl B. Greenidge,
ancien Secrétaire général par intérim et
Secrétaire général adjoint
Groupe ACP
Bruxelles
Belgique

Instruments internationaux pour la protection et l'exploitation durable des forêts

La question d'une convention forestière globale se situe en étroite corrélation avec les résultats de la conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement organisée en 1992 à Rio (CNUED), qui a adopté des principes d'action (Forest Principles) à caractère global ainsi que des recommandations intersectorielles pour la protection des forêts (chapitre 11 du programme Action 21), au lieu d'approuver la convention pour les forêts tropicales souhaitée à l'origine par les Etats membres de l'OCDE. En 1995 le groupe de travail intergouvernemental sur les forêts (IPF) de la Commission des Nations Unies pour le développement durable (CSD) a été créé. Depuis juin 1997, le travail de l'IPF est poursuivi par le forum intergouvernemental sur les forêts (IFF).
 
Dr. Astrid Skala-Kuhmann
Experte indépendante en droit
international de l'environnement
Icking-Irschenhausen

Allemagne

Les programmes forestiers nationaux en tant qu'approche politique globale

Actuellement, les « programmes forestiers nationaux » (National Forest Programmes - NFP) ont, à juste titre, le vent en poupe. Dans le monde entier, on réfléchit à la meilleure manière de mettre en pratique, dans le cadre d'un processus consolidé et cohérent, les engagements globaux résultant de la CNUED et de son processus ultérieur, les accords régionaux ainsi que les politiques et mesures nationales. Développé à l'échelle internationale, le concept es programmes forestiers nationaux est un instrument qui devrait être utile à cet ègard.
 
Dr. Christian Mersmann
Deutsche Gesellschaft
für Technische Zusammenarbeit
Programmes internationaux relatifs
aux forêts tropicales
Bosau-Majenfelde
Allemagne

L'homme au centre de la protection des forêts, de la protection de la nature et du développement

Le maintien de la biodiversité, composante majeure de l'existence humaine, n'a commencé à prendre une importance accrue que dès le moment où la pression sur les terres agricoles s'est accentuée. Pour protéger la forêt et la nature de la destruction par l'homme et préserver les biotopes, des zones protégées ont été aménagées dès le début du 20ème siècle, destinées pour la plupart à exclure l'homme considéré comme le «destructeur de la nature». Dans le monde entier, on se rend de plus en plus compte que la préservation de la nature et le développement doivent être liés de façon indissociable. Le défi à relever réside dans l'élaboration de nouvelles stratégies de gestion des ressources naturelles qui intègrent la population locale ainsi que les autres intervenants jouant un rôle important pour les zones protégées.
 
Dr. Jürgen Hagmann
Collaborateur indépendant GTZ-LISTRA
Gundelfingen
Allemagne
 
Dr. Thora Amend
Collaboratrice indépendante GTZ-LISTRA
Projet Parque Nacional Cerro Hoya
 
Dr. Stephan Amend
Projet Parque Nacional Cerro Hoya
ANAM (Autoridad Nacional del Ambiente)
ECO/GTZ
République de Panama

Intégration de la forêt en tant que facteur de développement : foresterie sociale

Les pays en développement décentralisent de plus en plus leurs instances décisionnelles chargées de la gestion et de la planification du développement, du niveau national au niveau local. Parmi les raisons majeures expliquant ce processus, figurent le principe de subsidiarité, le souhait de faire davantage participer les populations locales et le désir de réduire les coûts du développement encourus au niveau national. Une étude comparative des différentes approches de la décentralisation au Kenya et au Népal cherche à démontrer que le simple transfert de la compétence décisionnelle et de planification à l'échelon local n'est pas suffisant pour garantir le succès de cette démarche.
 
Friederike von Stieglitz
Deutsche Gesellschaft für Technische
Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Division politiques rurales et
développement régional
Eschborn
Allemagne

Foresterie durable en Gambie. La participation active de la population rurale à la gestion des ressources forestières ne date en Gambie que d'une dizaine d'années à peine.

La mise en ?uvre de la «foresterie communautaire» s'est déroulée selon un processus de développement progressif qui atteint son apogée avec le transfert de la propriété permanente des ressources forestières aux communautés rurales. La Gambie a démontré qu'il était possible de gagner le défi d'une exploitation durable des forêts dès lors qu'un gouvernement veut bien confier à la population rurale le contrôle direct sur la forêt.
 
Dominique Reeb
Projet de foresterie germano-gambien
Banjul
Gambie

Certification forestière: concrétisation du développement durable

Certification forestière: concrétisation du développement durable
Le drame de la destruction des forêts tropicales ainsi que l'incapacité des programmes internationaux à freiner ce processus ont entraîné, à la fin des années 80, le boycott des bois tropicaux. La certification forestière, mise au point comme solution alternative, repose sur les principes du développement durable. Elle poursuit une stratégie consistant à définir, dans le cadre de négociations, des critères vérifiables et contraignants en matière de la gestion forestière durable, à confier à des certificateurs indépendants le contrôle et l'attestation de leur respect ainsi qu'à promouvoir la «mise en valeur» d'une gestion forestière durable.
 
Dr. Dietrich Burger
Coordinateur du projet BMZ/GTZ
« Certification forestière »
Deutsche Gesellschaft für Technische
Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Eschborn
Allemagne

L'habitat rural - planifier l'aménagement des espaces pour améliorer les conditions de vie des populations rurales

A l'aube de ce nouveau millénaire, la population mondiale est approximativement pour moitié urbaine et pour moitié rurale. Cette répartition, à ce tournant chronologique de l'histoire, conduit à réexaminer une question qui a préoccupé les responsables de l'aménagement du territoire durant une bonne partie du siècle précédent: est-il possible de promouvoir, entre ville et campagne, des liens bénéfiques à la fois pour les zones rurales et les zones urbaines? Plus spécifiquement, villes et campagnes peuvent-elles progresser de manière réciproque dans les régions rurales?
 
Professeur Mike Douglass
Département de planification urbaine et régionale
Université de Hawaii
Honolulu, Hawaii
Etats-Unis

Aménagement du territoire et régionalisation à l'ère de la mondialisation

A l'ère de la mondialisation, on observe, en particulier dans les pays en développement gouvernés de manière centralisée, une tendance à la décentralisation et la régionalisation qui débouche sur une nouvelle répartition des tâches entre l'État, les collectivités locales et la société civile. Ce contexte ouvre de nouvelles possibilités de planification régionale et multisectorielle dans les zones rurales, avec la participation de tous les groupes de population.
 
Dr Petra Stremplat-Platte
Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit GmbH
Département développement rural
Eschborn
Allemagne

Trente ans d'aménagement du territoire et de remembrement en Allemagne

Depuis la fin de la guerre, les espaces ruraux allemands sont soumis à une mutation structurelle continue, parfois radicale. Les années cinquante ont été marquées par l'intégration des réfugiés et l' || 'amélioration de l'approvisionnement en denrées alimentaires. Les excédents de production et la prise de conscience croissante des questions environnementales ont caractérisé les décennies soixante-dix et quatre-vingt. Depuis la chute du Mur à l'automne 1989, l'unité allemande figure au premier plan des préoccupations. Sur fond de droit foncier et d'organisation des terres, l'aménagement du territoire et le remembrement jouent un rôle important aussi dans le débat sur la politique du développement.
 
Dr-Ing. Karl-Friedrich Thöne
Responsable du Département Développement rural
Ministère de l'Agriculture, de la Protection de la Nature et de l'Environnement
du Land de Thuringe
Erfurt
Allemagne

Planification du développement régional au Kenya et au Népal

Les pays en développement décentralisent de plus en plus leurs instances décisionnelles chargées de la gestion et de la planification du développement, du niveau national au niveau local. Parmi les raisons majeures expliquant ce processus, figurent le principe de subsidiarité, le souhait de faire davantage participer les populations locales et le désir de réduire les coûts du développement encourus au niveau national. Une étude comparative des différentes approches de la décentralisation au Kenya et au Népal cherche à démontrer que le simple transfert de la compétence décisionnelle et de planification à l'échelon local n'est pas suffisant pour garantir le succès de cette démarche.
 
Dr. Nikolaus Schall
Usingen
Allemagne

L'emploi des technologies modernes de l'information dans la planification du secteur public et le secteur privé

Les technologies modernes de l'information, entre autres les systèmes d'information géographique (SIG), prennent une importance croissante pour l'analyse des données socio-économiques de petits espaces dans le cadre de l'aménagement régional. Ces systèmes ne présentent pas un intérêt uniquement pour les organismes publics, mais aussi pour le secteur privé. C'est le cas par exemple à Sri Lanka, où des structures de planification régionales ont été créées dans le cadre des réformes visant à la décentralisation politique. Un système d'information régionale de l'unité de planification de la province centrale soutenu par la coopération technique allemande est utilisé dans une mesure croissante par les entreprises privées.
 
Robert Riethmülller
Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Eschborn
Allemagne