La responsabilité des pays industrialisés

La crise financière initiale s?est développée pour devenir, en 2008, une crise économique mondiale. Cette crise non seulement exacerbe le problème aigu de la famine en réduisant toujours davantage le pouvoir d?achat des populations pauvres, mais encore menace de limiter pendant des années les possibilités de combattre la famine à long terme au moyen d?investissements et d?innovations.
 
Aussi est-il d?autant plus important, en particulier pour les pays les plus pauvres, qu?au moins les prestations de l?aide publique au développement des pays les plus riches en faveur des pays les plus pauvres ne soient pas réduites, mais soient au contraire augmentées. En tenant compte de la famine dans le monde, cette aide devrait en outre mettre davantage l?accent sur un développement du secteur agricole et des zones rurales axé sur la lutte contre la pauvreté.
 
Une politique du développement moderne ne peut cependant pas se contenter d?octroyer des subventions. Elle doit, en partenariat avec les pays en développement, également garantir l?utilisation efficace et efficiente de ces fonds. Les politiques inefficaces et incohérentes doivent, à cet effet, être réformées et être axées sur la durabilité. Cela s?applique avant tout au soutien de l?agriculture dans les pays de l?OCDE, mais également à l?emploi des investissements directs étrangers. L?élaboration de codes de déontologie certifiés au plan international semble être ici urgemment nécessaire.
 

Heino von Meyer
Chef du centre de l?OCDE de Berlin
Berlin, Allemagne
heino.vonmeyer@oecd.org 
 

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