Vivre et se nourrir de la forêt en Afrique centrale

La publication offre une vue d’ensemble des aspects populaires de la biodiversité forestière, en tant que ressource vitale durablement exploitable par les communautés locales, au plan nutritionnel et économique.

Les forêts d’Afrique centrale constituent un patrimoine naturel et une diversité biologique et végétale incommensurable. À ce titre et parce qu’elles peuvent avoir un impact sur l’ensemble du climat mondial, elles font l’objet d’une attention spéciale de la part de la communauté internationale.

Les populations locales, qui entretiennent des relations étroites avec la forêt, ont une connaissance approfondie des produits forestiers non ligneux (PFNL) qu’elles utilisent depuis fort longtemps. Ces derniers constituent une importante source d’aliments, de matériaux pour les abris et l’équipement des maisons, de base pour le fourrage et d’ingrédients pour les médicaments. La forêt en fournit une vaste gamme, y compris pour les populations vivant en dehors, dans les zones rurales mais aussi urbaines. Les efforts pour développer davantage les marchés de PFNL tels que les fruits, les noix, les feuilles, les huiles, le latex, le rotin, le bambou et autres produits similaires ont été réalisés dans l’objectif de fournir des revenus alternatifs tirés de la forêt à un éventail d’acteurs des différentes filières.

La présente publication est l’œuvre du personnel technique de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec la contribution des partenaires internationaux et locaux engagés dans l’évolution des PFNL. Elle a pour objectif d’exposer et de décrire des techniques et des processus en évolution et en adaptation permanentes, selon la disponibilité ou la raréfaction des ressources forestières, à mesure que de nouveaux marchés d’écoulement se révèlent, et en fonction de la poussée démographique et des stratégies paysannes face à la crise des moyens de subsistance.

Le document est structuré en sept parties. La première partie présente le cadre général de l’Afrique centrale et les PFNL et la deuxième démontre la contribution des PFNL d’origine animale et végétale à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des peuples forestiers. La troisième partie expose les causes d’une forte implication des populations dans l’exploitation des PFNL, à savoir l’aggravation de la crise des produits de base dans la décennie 1990 et l’importance économique et sociale de ces produits. La quatrième décrit les conséquences de cette forte implication qui, entre autres, a entraîné l’augmentation de la pression exercée par les populations sur les PFNL, rendant plus complexe la gestion durable de ces ressources.

La cinquième partie montre les actions menées par la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC), la FAO et d’autres partenaires pour la capitalisation des connaissances sur les PFNL et la valorisation de ce secteur. La sixième et la septième partie constituent le point culminant du plaidoyer en faveur des PFNL en Afrique centrale, avec d’une part l’impératif de leur gestion durable et, de l’autre, le nécessaire développement de l’entrepreneuriat en vue d’augmenter leur valeur ajoutée.

(FAO/sri)

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