D’ici à 2025, aucun Africain ne doit plus aller se coucher la faim au ventre.
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Union africaine : la faim doit disparaître du continent africain d’ici à 2025

Les chefs d’État et de gouvernement se sont engagés à éliminer la faim sur le continent africain d’ici à 2025 et à renouveler leur adhésion au Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine (PDDAA), qui doit bénéficier d’un soutien particulier.

D’ici à 2025, personne ne doit plus souffrir de la faim en Afrique. Tel est l’objectif que se sont fixé les États membres de l’Union africaine. Cet objectif devra être atteint au travers d’un accroissement du financement des investissements dans l’agriculture, ont-ils fait savoir dans la Déclaration de Malabo signée lors de l'Assemblée des chefs d'État et de gouvernement de l’Union africaine qui s’est tenue à Malabo, en Guinée équatoriale. Dans un communiqué de presse publié au début du mois d’août, Madame Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de l’UA a déclaré que « l’accélération de la croissance est indispensable si, à tous les niveaux, les Africains veulent réaliser leurs aspirations à la prospérité ». Elle a souligné qu’il était temps que les chefs d’État placent l’agriculture au premier plan de leurs programmes de développement national. 

Lors du sommet de Malabo, les leaders africains se sont engagés à se fixer de nouvelles priorités et stratégies et à définir de nouveaux objectifs de croissance tirée par l’agriculture afin d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle garante de la prospérité commune des populations de leurs pays. Compte tenu des tendances positives constatées dans certains secteurs agricoles ces dernières années, les nouveaux objectifs sont d’encourager les gouvernements à investir dans l’infrastructure et, ainsi, d’accroître les rendements et de créer des sources de revenu.  

Dans leur déclaration, les chefs d’État ont de nouveau basé leurs résolutions sur le Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine (PDDAA) et ont réitéré leur engagement à s’y conformer. Le PDDAA a pour objectif de réduire la faim et la pauvreté en investissant dans l’agriculture. Pour atteindre cet objectif, les gouvernements africains ont accepté, il y a une dizaine d’années de cela, d’accroître leurs investissements publics dans l’agriculture de sorte qu’ils représentent au moins dix pour cent de leurs budgets nationaux annuels, et d’améliorer d’au moins six pour cent la productivité agricole. Ils ont réitéré leur engagement à atteindre cet objectif.

Les autres objectifs de la Déclaration de Malabo sont les suivants :

  • accroître les investissements publics et privés dans le secteur agricole ;
  • éradiquer la faim d’ici à 2025 ;
  • réduire la pauvreté de moitié d’ici à 2025 ;
  • promouvoir le commerce intra-africain de denrées et de services agricoles ;
  • améliorer la capacité de s’adapter au changement climatique et à d’autres risques ;
  • se tenir mutuellement informés de leurs activités et résultats.


Madame Rhoda Peace Tumusiime, commissaire  de l’Union africaine en charge de l’économie rurale et de l’agriculture a insisté sur le fait que l’agriculture est la solution aux problèmes de développement économique et social à long terme de l’Afrique, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire, le chômage des jeunes, l’inégalité entre les genres et le changement climatique, avant d’ajouter qu’un secteur agricole fort pouvait créer des emplois et favoriser la croissance économique, c’est-à-dire donner du travail aux Africains et leur assurer un revenu. 


(wi/AU/epo) 
 

Pour en savoir plus :   Déclaration de Malabo 2014