Cassia alata
Photo: © James Ho/Flickr.com

Une plante médicinale utilisée pour lutter contre le paludisme

Saye, un médicament à base de plantes, est utilisé au Burkina Faso pour traiter le paludisme. Des connaissances scientifiques suffisantes sur le médicament font cependant encore défaut. Un essai clinique Saye opposé aux thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT) sur des patients adultes souffrant de paludisme sans complications est à présent prévu.

Au Burkina Faso, les patients souffrant de paludisme étaient notamment traités avec un médi-cament à base de plantes appelé SAYE. Une équipe internationale de scientifiques a, en avril 2015, publié un article détaillé dans le Journal de médecine alternative et complémentaire (« Journal of Alternative and Complementary Medicine ») sur l’origine et le développement du médicament, sur ses composants et sur les connaissances scientifiques dont on dispose à son sujet.  

SAYE contient les principes actifs d’un mélange de trois plantes :  C. planchonii, Phyllanthus amarus, et Cassia alata. La tisane SAYE est fabriquée en mélangeant les trois ingrédients secs et hachés dans des proportions spécifiées. Il existe en outre des capsules de poudre SAYE. La tisane SAYE a été officiellement autorisée comme médicament antipaludique au Burkina Faso en 2005.

Bien que la tisane SAYE soit autorisée et largement vendue au Burkina Faso pour le traitement du paludisme, elle n’a jamais été évaluée dans un essai clinique aléatoire et contrôlé. Le minis-tère de la Recherche du Burkina Faso a récemment accepté de financer un essai clinique de SAYE opposé aux produits thérapeutiques à base d’artémisinine  (ACT) sur des patients adultes souf-frant de paludisme non compliqué. Cela fournira plus de preuves sur la sécurité et l’efficacité clinique de SAYE dans le traitement du paludisme.

Les scientifiques soulignent qu’il est important d’apporter plus de preuves sur  la sécurité et l’efficacité clinique de SAYE dans le traitement du paludisme. Il faut évaluer, par exemple, si les préparations et les posologies recommandées actuellement sont sous-optimales, optimales, ou excessives.

Pour lire l’article: SAYE: The Story of an Antimalarial Phytomedicine from Burkina Faso


(The Journal of Alternative and Complementary Medicine/ile)