07.02.2019

De nombreux facteurs contribuent à l’insuffisance du respect de l’État de droit environnemental, notamment la mauvaise coordination des agences gouvernementales, la faiblesse des capacités institutionnelles, le manque d’accès à l’information, la corruption et l’insuffisance de l’engagement civique.

Les experts attirent l’attention sur une tendance particulièrement inquiétante : la résistance croissante aux lois environnementales, qui s’est notamment traduite par des actes de harcèlement,  des arrestations arbitraires, des menaces et des meurtres de défenseurs de l’environnement. Entre 2002 et 2013, 908 personnes — dont des gardes forestiers, des inspecteurs gouvernementaux et des militants locaux – ont été tués dans 35 pays, et rien qu’en 2017, 197 défenseurs de l’environnement ont été assassinés.

« On attend plus de la communauté internationale, » a déclaré Carl Bruch, directeur des programmes internationaux à l’Institut du droit de l’environnement. « Trop souvent, l’aide apportée par les donateurs vise des domaines très spécifiques de l’environnement, si bien que dans certains cas, l’action menée s’appuie sur d’importants programmes environnementaux alors qu’on constate un manque de financement ou d’intérêt dans d’autres.