Selon la Commission, le passage à une alimentation saine d’ici à 2050 nécessitera d’importants changements d’habitudes alimentaires. Il faudra notamment plus que doubler la consommation d’aliments sains tels que les fruits, les légumes, les légumineuses et les fruits à coque, et réduire de plus de 50 pour cent la consommation mondiale d’aliments moins sains tels que les sucres ajoutés et les viandes rouges. Comme à l’échelle mondiale certaines populations dépendent de moyens d’existence agropastoraux, le rôle des aliments de source animale doit être soigneusement pris en compte dans chaque contexte individuel. 

En ce qui concerne la production alimentaire durable, la Commission met l’accent sur six principaux systèmes et processus concernés par la production alimentaire et pour lesquels les éléments scientifiques disponibles permettent de fixer des objectifs quantifiables : changement climatique, changement du système foncier, utilisation de l’eau douce, cycle de l’azote, cycle du phosphore et perte de biodiversité.