Certaines entreprises dans les zones rurales sont trop grandes pour avoir accès à la microfinance et trop petites pour se voir octroyer des prêts par les banques commerciales.
Photo: © IFAD/GMB Akash

28.02.2017

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Selon le FIDA, il existe un énorme déficit de financement dans les zones rurales. Le Réseau de financement et d’investissement en faveur de l’agriculture paysanne (Smallholder Agriculture Finance and Investment Network – SAFIN) vise à présent à combler ces besoins de financement afin d’aider les petits producteurs et les entreprises rurales.

Un nouveau réseau vise à combler le déficit de financement estimé à 150 milliards d’USD qui, dans les zones rurales, empêche les petits producteurs et les entreprises des pays en développe-ment de faire fructifier leurs activités et de renforcer les économies rurales.

Cette annonce a été faite fin janvier 2017 par Kanayo F. Nwanze, Président du Fonds international de développement agricole (FIDA), et le Vice-Ministre italien de l’Économie et des Finances, Pier Carlo Padoan,  à l’issue d’une conférence internationale de trois jours qui s’est tenue à Rome, en Italie, et qui avait pour thème « Investir dans la transformation inclusive du monde rural : ap-proches novatrices en matière de financement ».

Dans le cadre du Réseau de financement et d’investissement en faveur de l’agriculture paysanne (Smallholder Agriculture Finance and Investment Network – SAFIN), le secteur privé, le secteur public et les philanthropes ainsi que les agriculteurs et les entreprises se réuniront afin de trouver, moyennant la coordination des initiatives et des investissements, des solutions aux problèmes de financement en milieu rural.

L’annonce de la création du SAFIN intervient à un moment critique, alors que les changements d’ordre politique et les crises humanitaires – guerres, phénomènes migratoires et catastrophes naturelles – viennent redéfinir les priorités mondiales et risquent de se traduire par la réaffecta-tion de fonds qui pourraient être consacrés au développement rural.

Les trois quarts des populations les plus pauvres du monde vivent dans les zones rurales des pays en développement, et la majorité d’entre elles tirent leurs moyens d’existence de l'agriculture paysanne et d’activités connexes.

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