Label pour les produits de la montagne : un outil pour les petits producteurs.
Photo: © FAO

Un nouveau label pour les produits de la montagne

La FAO et Slow Food s’associent pour fournir une marque distinctive aux produits de la montagne. Le système d'étiquetage aidera les producteurs locaux à s'imposer sur le marché en garantissant que leurs produits sont principalement produits et transformés dans les zones montagneuses et qu'ils proviennent d'exploitations artisanales respectueuses des écosystèmes locaux.

Un label volontaire pour les produits de la montagne, qui vise à améliorer l'accès aux marchés des petits producteurs montagnards issus des pays en développement et à mettre en avant la singularité et le caractère durable des produits de la montagne, a été lancé par le Partenariat de la montagne de la FAO et l'organisation Slow Food en septembre 2016.

Le nouveau label met l'accent sur les produits qui respectent la biodiversité locale et les méthodes de production liées aux traditions culturelles des communautés montagnardes. Les produits portant le label « montagne » seront disponibles sur les marchés nationaux, dans les magasins biologiques et les boutiques spécialisées.

Parmi les produits phare faisant partie de la première phase de l'Initiative du Partenariat de la montagne figurent des abricots cultivés dans une région montagneuse isolée de la province de Batken, au Kirghizistan, et l'amarante grain, une espèce noire très rare, produite dans les Andes boliviennes. De nombreux autres produits tels que le café, le thé ou encore des épices en provenance des zones montagneuses des pays en développement seront également commercialisés sous ce nouveau label. Ce dernier sera disponible gratuitement pour les producteurs montagnards après vérification de leurs produits et de leurs méthodes de production.

Malgré la richesse de leur culture et de leur patrimoine environnemental, les communautés montagnardes demeurent économiquement marginalisées. L'une des raisons expliquant cela est l'éloignement et l'isolement de ces zones montagneuses qui, souvent, nuisent aux producteurs en limitant leur accès aux marchés, aux services de vulgarisation, au crédit et à l'information. De plus, le grand nombre d'intermédiaires au sein de la chaîne de valeur de nombreux produits de la montagne signifie que les producteurs n'obtiennent pas toujours de rémunération équitable.

Comment cela fonctionne

Le label pour les produits de la montagne n'est pas obligatoire pour les producteurs montagnards et ne remplace pas les autres labels que leurs produits doivent porter, conformément à leurs lois nationales. Mais il s'agit d'un outil facile pour les producteurs artisanaux et les associations permettant de distinguer leurs marchandises des autres et ce, de manière positive.

Les personnes souhaitant postuler pour ce label peuvent contacter directement le Secrétariat du Partenariat de la montagne ou passer par les points focaux locaux du Partenariat. Les demandes seront évaluées en fonction de plusieurs critères dont la taille de l'exploitation, l'impact sur l'environnement et l'altitude à laquelle les produits sont cultivés.

Le Partenariat supervisera également le bon fonctionnement d'un système de vérification au sein duquel un expert désigné ou une entité autorisée surveillera de manière périodique des échantillons de produits au hasard, portant le label « Produit du Partenariat de la montagne », afin de s'assurer qu'ils répondent toujours aux exigences requises.

Pour certains produits dont ceux provenant du Kirghizistan et de la Bolivie, la FAO apportera une aide supplémentaire. Il s'agira notamment, dans le cas par exemple des abricots kirghizes, d'enseigner aux producteurs de nouvelles manières d'intensifier leur production et de l’améliorer. Afin de redonner vie à l'amarante noire en Bolivie, la FAO aidera également à mettre en place une toute nouvelle chaîne de production et de distribution.


Visitez le site Internet du Partenariat de la montagne (en anglais)

(FAO/ile)