Le biocapteur peut détecter le paludisme dans le sang d’un patient en 30 minutes.
Photo: © Organisation panaméricaine de la santé

09.03.2018

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Un biocapteur papier simple, sensible et peu coûteux, contenant une faible quantité de produits chimiques pour le dépistage précoce du paludisme a été mis au point par des chercheurs brésiliens. Il détecte la présence dans le sang de la protéine du paludisme à P. falciparum en 30 minutes et pourrait être d’une grande utilité pour les populations difficiles à atteindre, dans les régions où la maladie est endémique.

Une bandelette de papier chromatographique similaire à celles qui sont utilisées pour les tests rapides de grossesse constitue la base d’un biocapteur permettant de détecter le paludisme. Ce biocapteur a été mis au point par des chercheurs brésiliens.

La bandelette, conçue pour le diagnostic rapide d’une infection causée par les parasites Plasmodium falciparum responsables de la forme la plus violente et mortelle de la maladie, donne un résultat dans les 30 minutes qui suivent son immersion dans une solution contenant des échantillons de sang, de sérum ou de salive de la personne infectée. Les tests actuellement utilisés prennent de deux à dix jours pour donner un résultat.

Si la bandelette de papier change de couleur, cela veut dire que la protéine-2 riche en histidine (HRP2) — protéine uniquement excrétée par le P. falciparum dans les premiers jours qui suivent l’infection — est présente dans le sang.

Lors des tests en laboratoire, ce dispositif a été capable de détecter la présence de protéine HRP2, même lorsque le parasite n’en avait produit qu’une faible quantité.

Ce biocapteur a été testé avec des échantillons de sang de personnes en bonne santé et de personnes infectées par le parasite.

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