Soutenir l’agriculture et le développement rural créé des emplois, génère des revenus et stimule le recrutement des jeunes. © Sebastian Liste/NOOR pour la FAO

Soutenir l’agriculture et le développement rural créé des emplois, génère des revenus et stimule le recrutement des jeunes.
Photo: © Sebastian Liste/NOOR pour la FAO

TICAD : Investir dans le développement rural pour prévenir les conflits

Le rôle de l’agriculture dans la prévention des conflits et le relèvement a été souligné par le chef de la FAO lors de la conférence TICAD qui s’est tenue au Kenya. Une nouvelle initiative, l’Initiative pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique (IFNA), a été lancée lors de la même con-férence.

Des leaders africains et des acteurs du développement international se sont rencontrés fin août 2016 à Nairobi, Kenya, lors de la Sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développe-ment de l’Afrique.

La TICAD a lieu tous les cinq ans et est co-organisée par le gouvernement du Japon, l'Office des Nations unies du Conseiller spécial pour l'Afrique (UN-OSAA), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Commission de l'Union africaine et la Banque mondiale.

La conférence, qui rassemble notamment des leaders influents, des décideurs et des représen-tants d’organismes des Nations unies et d’institutions financières, vise à promouvoir le dialogue politique de haut niveau entre les dirigeants africains et leurs partenaires tout en mobilisant le soutien aux initiatives de développement africaines.

L’agriculture joue un rôle important rôle dans la prévention des conflits

La sécurité alimentaire et l’agriculture jouent un rôle primordial dans la prévention des conflits et des crises sur le continent africain. Elles en atténuent les effets et sont les moteurs du relèvement après un conflit, a déclaré le directeur général de la FAO José Graziano da Silva lors de la confé-rence.

« En soutenant l'agriculture et le développement rural, nous contribuons à la création d’emplois et de revenus et stimulons le recrutement des jeunes. Cela contribue aussi à prévenir la migration motivée par la misère et la radicalisation tout en atténuant les conflits sur les ressources qui se raréfient», a-t-il ajouté.

Le lien entre la prévention des conflits et le développement revêt une importance particulière dans une région du monde qui abrite près de 60 pour cent des missions actives de maintien de la paix des Nations unies. Et bien que les conflits armés à travers l'Afrique dans son ensemble aient régressé au cours des dernières années, la tendance a été inégale.

Lancement d’une nouvelle initiative sur la nutrition

Une nouvelle initiative pour la nutrition a été lancée lors de la TICAD. L'Initiative pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique (IFNA) vise à accélérer les efforts internationaux en faveur de la réduction de la faim et de la malnutrition sur le continent africain.

Au cours des 25 dernières années, la proportion d’Africains souffrant de la faim est passée de 28 à 20 pour cent et ce, en dépit d'une population croissante – un succès que l’on pourrait attribuer en grande partie au haut niveau d'engagement des dirigeants du continent à l’égard de cette ques-tion.

La nouvelle initiative sur la sécurité alimentaire et la nutrition doit tirer parti des réalisations et progrès déjà accomplis pour mettre en œuvre des projets inclusifs centrés à la fois sur la per-sonne, sur l’autonomisation des femmes et sur la collaboration entre les secteurs de l'agriculture, de la santé, de l'éducation et le secteur privé en vue de bâtir des communautés plus résilientes à travers l'Afrique. Cela s’effectuera en collaboration avec les organisations régionales, notamment le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

Cette initiative s’insère dans le cadre des efforts en cours pour mettre en œuvre à travers l’Afrique les recommandations de la Deuxième Conférence internationale sur la nutrition (CIN2), l’IFNA devant jouer un rôle de catalyseur en ce qui concerne la Déclaration de Rome sur la nutri-tion et son Cadre d’action. Dans ce domaine, la FAO entend mener son action de pair avec celles de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et d’autres partenaires dans le cadre du Comité de pilotage sur la nutrition de la CIN2.

(FAO/ile)