Phil Hogan (EU), Josefa Sacko (Union africaine) et Neven Mimica (EU) (de gauche à droite) lors de la réunion de lancement de la task force pour l’Afrique rurale.
Photo : © EU, 2018 / Riccardo Pareggiani

Task force de l’UE pour l’Afrique rurale

En novembre 2017, l’Union européenne et l’Union africaine ont décidé de constituer une task force Afrique rurale (TFAR). Dès janvier 2018, des appels à candidatures ont été lancés pour la task force de onze membres qui a été constituée en avril. Le groupe européen a commencé ses travaux à la fin du mois de mai.

L’objectif de la nouvelle task force de l’UE pour l’Afrique rurale (TFAR), dont les activités ont commencé en mai 2018, est de compiler des rapports d’experts dans les domaines de l’agriculture, de l’agribusiness, du commerce, du développement, de la migration et de l’industrie alimentaire.

Alors que l’agriculture et l’industrie alimentaire emploient, ensemble, les trois quarts de la main-d’œuvre totale de l’Afrique, elles ne représentent qu’un tiers du produit intérieur brut du continent.

Comme l’a expliqué Phil Hogan, commissaire européen à l’Agriculture, lors de la réunion de lancement de la task force pour l’Afrique rurale organisée à la mi-mai, les défis sont considérables. Il a également déclaré  qu’il fallait que la réalité se mette au niveau des opportunités. Les premiers rapports d’experts, attendus d’ici la fin de l’année, doivent combler le fossé entre opportunités et réalité.

Les résultats des travaux de la TFAR doivent améliorer les relations commerciales entre l’Europe et l’Afrique et créer des partenariats locaux. Ce n’est qu’alors que les investissements, y compris du secteur privé, porteront leurs fruits, et que les agriculteurs seront intégrés dans les chaînes de valeur mondiales, a déclaré Phil Hogan.

Il faut pour cela « une nouvelle culture de coopération ». L’éducation, la formation, des indications géographiques avec pleine appropriation africaine, le passage au numérique et la recherche constituent la base de la coopération.

La participation européenne a du être coordonnée avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine sur la transformation de l’agriculture africaine.  Cinq autres réunions sont prévues pour la TRAF cette année.

 

Roland Krieg, journaliste, Berlin / Allemagne