Les participants à l’atelier « Optimisation des chaînes de valeur – la pomme de terre », à Hassan, Karnataka, Inde. <br/> Photo: © DLG/Gloria Stratmann

Les participants à l’atelier « Optimisation des chaînes de valeur – la pomme de terre », à Hassan, Karnataka, Inde.
Photo: © DLG/Gloria Stratmann

Réunion du groupe de travail « la pomme de terre » en Inde

Dans le cadre du programme mondial « Centres d’innovations vertes pour le secteur agricole et agroalimentaire » de l’initiative allemande « Un monde sans faim », la DLG a organisé le premier atelier sur « l’optimisation des chaînes de valeur – la pomme de terre » dans l’État indien de Karnataka.

Au total, 38 participants venus de cinq pays ont participé à l’atelier « Optimisation des chaînes de valeur – la pomme de terre » à Hassan, Karnataka, Inde, du 10 au 15 juillet 2017. Organisée par la société allemande d’agriculture (DLG) en collaboration avec la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), la manifestation a également accueilli des représentants du ministère indien de l’Agriculture et du Bien-être des agriculteurs, du Centre international de la pomme de terre (CIP) Inde, d’institutions indiennes de recherche ainsi que de partenaires de mise en œuvre tels que AFC/ETC Consultants et Welthungerhilfe.
 
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme mondial « Centres d’innovations vertes pour le secteur agricole et agroalimentaire » de l’initiative allemande « Un monde sans faim » gérée par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ). La DLG joue le rôle de partenaire stratégique pour le compte des Centres d’innovations vertes et coordonne le groupe de travail « la pomme de terre ». Ce groupe comprend 23 membres venant de huit pays. Dans six pays africains et en Inde, la GIZ met l’accent sur la chaîne de valeur « la pomme de terre ».
 
Lors de cet atelier, en Inde, les participants de la Tunisie, du Kenya, de l’Inde, des Pays-Bas et de l’Allemagne se sont familiarisés avec l’ensemble de la chaîne de valeur. Après avoir assisté à l’application de l’aéroponie pour la production de semences en Inde, ils ont visité une installation de stockage réfrigéré des semences de pomme de terre, ainsi que des fermes d’innovation, et ont rendu visite à des agriculteurs. Les agriculteurs indiens ont discuté de leurs innovations pour améliorer la productivité dans ce domaine avec un groupe international d’experts. Dans ces fermes d’innovation, ils ont testé six nouvelles variétés de semences, dont deux conviennent bien pour les conditions agricoles et climatiques locales. D’autres tests portant sur les innovations sont encore en cours.
 
Après avoir eu un aperçu de la production de pommes de terre, le groupe a visité une unité de transformation de la pomme de terre et a pu discuter avec un représentant d’une farmer producer company (entreprise à mi-chemin entre une coopérative et une société à responsabilité limitée). Cette dernière est une personne morale enregistrée au ministère des « Corporate Affairs », une disposition qui permet aux agriculteurs de négocier conjointement des prix moins élevés pour les intrants (par ex. engrais, semences de pomme de terre) et de renforcer leur pouvoir de négociation vis-à-vis des intermédiaires. Pour la farmer producer company, les prochaines étapes concernent la mise en place d’une installation de stockage réfrigéré et d’un entrepôt.
 
L’université de Wageningen (Pays-Bas) a assuré, pendant deux jours, la formation théorique et pratique des membres du groupe à la gestion efficace du mildiou tardif de la pomme de terre. Le mildiou tardif (Phytophthora infestans) est une maladie fongique qui entraîne annuellement, et en moyenne, des déficits de récolte de 40 à 60 pour cent dans les pays représentés. Une fois qu’elle s’est déclarée, cette maladie qui se propage par voie aérienne ne peut être traitée, même si on peut stopper son évolution. Les participants se sont familiarisés avec les conditions de vie du champignon et ont appris comment choisir les bonnes buses et positions de pulvérisation et comment faire la distinction entre de bons pulvérisateurs et des pulvérisateurs moins efficaces.
 
Les membres du groupe ont apprécié les échanges entre les pays et ont discuté des points communs et des différences dans le secteur de la pomme de terre. 

Activités du groupe de travail international « la pomme de terre » coordonnées par la DLG

Le groupe de travail international « la pomme de terre » axe ses activités sur l’échange d’innovations sur l’ensemble de la chaîne de valeur : accès aux variétés de semences, aspects de la production (irrigation, fertilisation, mécanisation, protection des plantes et lutte contre les maladies), formation des agriculteurs, modèles économiques pour la commercialisation et organisations d’agriculteurs.  
 
Par ailleurs, le groupe s’est familiarisé avec l’approche de l’école d’entrepreneuriat agricole (Farmer Business School – FBS) appliquée au Nigeria et déjà adoptée au Mali, alors que le Cameroun est sur le point d’en faire autant. Dans cette école, les agriculteurs  sont formés aux modèles entrepreneuriaux et aux bonnes pratiques agricoles. De plus, l’équipe du Kenya a élaboré des modèles économiques qui ont été présentés au groupe.
 
Outre le transfert de connaissances sur les bonnes pratiques agricoles et les enseignements acquis, ainsi que sur l’élaboration du matériel de formation, le groupe de travail prépare une monographie des sept pays et la mise en place d’une plateforme de communication en ligne.
 
Cette année, les réunions du groupe de travail se sont déroulées en Inde, en juillet, et doivent avoir lieu au Kenya, en novembre 2017. La DLG est chargée d’assurer la coopération sur les questions traitées et d’animer le groupe de travail.
 
Daniela Böhm, société allemande d’agriculture (DLG), Francfort/Allemagne