Autonomisation des populations locales grâce à l’information.
Photo: © International Institute for Communication and Development (IICD)

Rapport eLearning Africa : les agriculteurs sont demandeurs de plus de technologie

Les technologies de l’information aident les agriculteurs africains à être plus efficaces et ils en demandent toujours plus. Telle est la conclusion d’un chapitre spécialement consacré à l’agriculture dans le rapport eLearning Africa de cette année et offrant un examen annuel de l’impact de la technologie sur l’éducation et le développement.

Le rapport eLearning Africa 2015 montre que les technologies de l’information et des communications (TIC) ont un impact considérable sur la productivité et l’efficacité de l’agriculture africaine. Une enquête réalisée auprès d’agriculteurs, de formateurs et d’utilisateurs des TIC dans le domaine de l’agriculture révèle que :

  • 71 pour cent ont recours aux TIC pour améliorer leurs pratiques agricoles ;
  • 87 pour cent disent que les TIC les ont aidés à accéder à de nouveaux marchés et à développer leurs activités commerciales ;
  • 90 pour cent disent que les TIC contribuent à améliorer la sécurité et la durabilité alimentaires dans leur région ;
  • 91 pour cent disent que les TIC ont contribué à accroître les rendements et à améliorer les revenus ;
  • 93 pour cent disent que les TIC créent plus de possibilités pour les femmes et les jeunes dans l’agriculture.


Toutefois, l’enquête indiquait également que 60 pour cent des personnes interrogées considéraient qu’elles n’avaient pas suffisamment accès aux TIC.

Selon ce rapport, « l’agriculture jouant un rôle important dans le PIB de l’Afrique, la stimulation de la croissance et de la durabilité agricoles est une priorité… ». « Les données dont nous disposons montrent toutefois qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant que les travailleurs agricoles de l’ensemble du continent puissent accéder aux TIC de manière à en tirer tout le potentiel. »

Publié en juin, ce rapport suggère que les principaux obstacles à l’utilisation accrue des TIC dans l’agriculture sont l’accès (médiocrité de la connectivité, de la bande passante ou de l’alimentation électrique), que 50 pour cent des personnes ayant participé à l’enquête considèrent comme le problème le plus important, le coût élevé des équipements et services, l’insuffisance de l’infrastructure et un manque de soutien gouvernemental.

Dans toute l’Afrique, la radio reste un important moyen de diffusion des informations agricoles. D’après le rapport d’eLearning Africa, elle joue également un rôle considérable dans la résolution d’un des principaux problèmes de l’agriculture africaine – faire en sorte qu’un plus grand nombre de femmes, qui constituent la majeure partie de la main-d’œuvre rurale, utilisent les TIC comme moyens de formation.

Selon les déclarations de Catherine Mloza-Banda de Farm Radio Trust-Malawi, « lorsque nous avons examiné les questions de l’accès à la radio et de son contrôle, nous avons constaté que les femmes n’avaient pas le même accès à la radio que les hommes et qu’elles ne pouvaient pas contrôler son utilisation autant que les hommes. Nous avons du élaborer des stratégies permettant aux hommes et aux femmes d’utiliser ces informations, d’avoir plus ou moins le même accès à la radio ou au téléphone portable et de contrôler son utilisation. »


Pour en savoir plus sur le rapport eLearning Africa 2015 :


(ICWE/wi)