Une bananeraie infectée par le virus Bunchy Top du bananier.

Prévention et gestion de la maladie du Bunchy Top du bananier en Afrique centrale

En 2018, la FAO a publié un guide de prévention et gestion de la maladie du Bunchy Top du bananier qui est virulent en Afrique Centrale. Le virus représente une des plus graves menaces pour l’ensemble des cultures de bananes et plantains.

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié le guide « Prévention et gestion de la maladie du Bunchy Top du bananier en Afrique Centrale » en 2018.

La banane représente l’un des produits de base de l’alimentation des populations en Afrique centrale avec 35 pour cent d’apports en calories. La culture de la banane en Afrique centrale occupe plus de 50 pour cent de la population active rurale et contribue significativement au produit intérieur brut agricole des pays de cette sous-région. Elle joue donc un rôle très important dans la sécurité alimentaire des populations, dans la nutrition et contribue également à l’amélioration des revenus des petits producteurs.

Le développement de la banane est cependant entravé par un certain nombre de maladies, dont le flétrissement bactérien de la banane et la maladie du Bunchy Top du Bananier (BBTD), causée par un virus (Banana Bunchy Top Virus-BBTV) dont le vecteur est un puceron, Pentalonia nigronervosa.

En 2015, la FAO a mis en place le projet « Appui à la prévention et la gestion de la maladie de Bunchy Top du Bananier au Cameroun, au Gabon et en Guinée Équatoriale. » Grâce aux analyses menées sur les échantillons collectés, il a été établi que le virus du BBTD est présent dans huit provinces sur neuf au Gabon et dans le sud du Cameroun. Il n’a pas été identifié en Guinée équatoriale. Le virus représente une des plus graves menaces pour l’ensemble des cultures de bananes et plantains. En effet, il est hautement contagieux sur courtes et longues distances, et très difficile à éradiquer. Ses effets sont ravageurs : les bananiers deviennent stériles ou produisent des fruits non comestibles. Or la culture de la banane fruit et du plantain est fondamentale en Afrique centrale tant au niveau économique qu’alimentaire.

Cependant, une sensibilisation continue des populations à la maladie et aux moyens d’y remédier, ainsi que la collaboration des services de douane et de quarantaine, sont fondamentales pour endiguer l’infection et permettre son éradication. La création de supports de communication et le partage d’informations entre parties prenantes permettront de lutter efficacement contre les progrès de cette maladie endémique, et de prévenir une catastrophe phytosanitaire et économique.

(FAO / db)

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