19.11.2013

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« Pourquoi faut-il garantir les droits fonciers des femmes ? N'est-il pas suffisant que le foyer possède des terres ? » Cette question, Agnes Quisumbing, chercheur à l'IFPRI (International Food Policy Research Institute), l'entend de manière récurrente en provenance des quatre coins du monde en développement, mais aussi, phénomène plus perturbant, de la part des législateurs et des responsables gouvernementaux.

Comme l'ont montré des études approfondies, la réponse à cette question est triple :

Moins de pauvreté, moins de vulnérabilité

Premièrement, la garantie des droits fonciers réduit la pauvreté et la vulnérabilité. Lorsqu'une famille possède des terres, elle risque moins de tomber dans la pauvreté car ces terres sont synonymes d'approvisionnement alimentaire. Elles agissent également comme une garantie. Il est important pour une femme de disposer de ses propres droits fonciers au cas où elle se retrouverait seule, à la suite d'un divorce ou d'un veuvage. Dans de nombreuses sociétés, les droits fonciers des femmes n'existent que par l'intermédiaire d'un parent de sexe masculin, qu'il s'agisse de leur père ou de leur mari. En cas de décès du mari ou de divorce, les femmes perdent souvent leur droit d'accès aux terres, ce qui les place, elles et leurs enfants, en situation de précarité.

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