18.11.2019

« Elles vendent le poisson, le transforment, gagnent l’argent qu’elles avancent aux pêcheurs pour leur permettre d’acheter le carburant dont ils ont besoin pour aller pêcher en mer », rapporte l’expert en politique maritime.

Diminuer la concurrence

Mais leurs bases d’existence sont menacées par la pêche industrielle. « En une seule journée, un chalutier européen ou asiatique extrait considérablement plus de poisson de la mer qu’une embarcation mauritanienne ou sénégalaise peut en retirer en une année entière avec le même nombre de personnes à bord », explique Thilo Hoppe, chargé de la politique de développement pour « Brot für die Welt ». Cette concurrence est rude pour les petits artisans pêcheurs locaux. Le secteur est en outre confronté à de nombreux autres problèmes, de la pêche illégale et la pollution des mers aux effets préjudiciables déjà évoqués du changement climatique en passant par les menaces que représentent la construction de ports maritimes et les projets touristiques.