Soudan du Sud, 2016 : fuyant les combats dans leurs villages, les habitants sont allés se réfugier dans les marécages, dans le sud de l’État Unité, où ils ont trouvé à se cacher. Ils ont créé de petites îles en écrasant les roseaux auxquels ils ont ajouté de la boue.
Photo: ©FAO/Francis Muana
<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Suivante > Dernière >>
Dans le monde, le nombre de personnes exposées à une grave insécurité alimentaire a considérablement augmenté depuis 2015. Les guerres civiles, qui entraînent souvent une détérioration rapide des moyens d’existence des populations rurales et de la productivité agricole, sont le facteur déterminant des crises humanitaires.

Un nouveau rapport mondial sur les crises alimentaires publié en mars 2017 indique que malgré les efforts déployés à l’échelle internationale pour lutter contre l’insécurité alimentaire, environ 108 millions de personnes dans le monde étaient exposées à une grave insécurité alimentaire en 2016, soit une aggravation considérable par rapport aux 80 millions recensées en 2015.

Ce rapport a été publié en collaboration par l’Union européenne et USAID/FEWSNET, des institutions régionales de sécurité alimentaire et des agences de l’ONU, dont la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), le PAM (Programme alimentaire mondial) et l’UNICEF.

Cette augmentation spectaculaire reflète les difficultés qu’ont certaines populations à produire des aliments ou y accéder en raison de conflits, des prix record des produits alimentaires sur les marchés locaux des pays concernés, et de conditions météorologiques extrêmes telles que les épisodes de sécheresse et de pluies irrégulières causés par El Niño.

Le rapport précise que les guerres civiles sont le facteur déterminant de neuf des 10 pires crises humanitaires, ce qui met en lumière le lien qui existe entre paix et sécurité alimentaire.

<< Première < Précédente Page 1 Page 2 Page 3 Suivante > Dernière >>