D'ici à 2050, des matériaux et une énergie plus durables permettraient à l'économie mondiale de réaliser un gain supplémentaire de 2 trillions de dollars US. <br/>Photo: ©IFAD/Rindra Ramasomananagain supplémentaire de 2000 milliards USD. <br/>Photo: ©IFAD/Rindra Ramasomanana

D'ici à 2050, des matériaux et une énergie plus durables permettraient à l'économie mondiale de réaliser un gain supplémentaire de 2 trillions de dollars US.
Photo: ©IFAD/Rindra Ramasomanana

On pourrait considérablement réduire l’utilisation des ressources mondiales d’ici à 2050

Si les tendances actuelles continuent, l’utilisation annuelle des ressources par personne va augmenter de plus de 70 pour cent d’ici au le milieu du siècle. Selon les experts du Panel international des ressources, on pourrait, grâce à des mesures adaptées, réduire de près de 30 pour cent le niveau d’utilisation des ressources.

Selon une étude du Panel international des ressources, dont les résultats ont été communiqués en mars 2017 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), une utilisation plus avisée et efficace des ressources naturelles mondiales permettrait à la future génération d’économiser annuellement 2 trillions de dollars US d’ici à 2050, tout en compensant les coûts du programme ambitieux de lutte contre le changement climatique.

La population mondiale va augmenter de 28 pour cent et devrait utiliser 71 pour cent de ressources en plus par personne d’ici à 2050. Si des mesures urgentes ne sont prises pour améliorer l’utilisation de ces ressources, la consommation mondiale annuelle de métaux, de biomasse, de minéraux tels que le sable et d’autres matériaux va passer de 85 à 186 milliards de tonnes d’ici au milieu du siècle.

Les chercheurs ont constaté que les investissements dans le programme ambitieux de lutte contre le changement climatique entraîneraient, par personne, une réduction de 3,7 pour cent du produit mondial brut d’ici à 2050, mais que ce coût pourrait être compensé par une utilisation plus efficace des ressources.

À l’échelle mondiale, une utilisation plus durable des matières et de l’énergie couvrirait non seulement le coût de la limitation du réchauffement de la planète à moins de 2 degrés Celsius tout en permettant à l’économie mondiale de progresser de 2 trillions de dollars US d’ici à 2050.

Les chercheurs ont analysé quatre voies que les pays pourraient suivre au cours des trois décennies à venir et allant du « on ne change rien à ce qu’on fait aujourd’hui » à un scénario selon lequel les pays adoptent des politiques climatiques ambitieuses et améliorent l’efficacité d’utilisation des ressources.

Ils ont constaté qu’il était possible d’améliorer l’efficacité d’utilisation des ressources et ce, dans de nombreux domaines. De plus, l’efficacité d’utilisation des ressources peut contribuer à la croissance économique et à la création d’emplois et son amélioration est également indispensable pour faire face au coût de la réalisation des objectifs de la lutte contre le changement climatique.

Les gains économiques de l’amélioration de l’efficacité d’utilisation des ressources seront inégalement répartis. Un ralentissement de l’exploitation des ressources réduirait les recettes et aurait une incidence sur l’emploi dans certains secteurs tels que les mines et les carrières. Mais, selon les chercheurs, même en tenant compte de cela, les pays ont plus à gagner à mettre en œuvre des politiques de compensation et de transfert destinées à faciliter le passage à des pratiques plus efficaces qu’à continuer de soutenir des activités inefficaces.

En plus des avantages économiques, l’analyse montre également que l’efficacité d’utilisation des ressources et les activités de lutte contre le changement climatique réduiraient l’utilisation des ressources mondiales d’environ 28 pour cent en 2050 comparativement aux tendances actuelles.

Les chercheurs du Panel international des ressources ont publié les résultats de leur étude dans le rapport intitulé Resource Efficiency: Potential and Economic Implications (efficacité d’utilisation des ressources : implications potentielles et économiques).

Pour en savoir plus, consulter le site Internet du Panel international des ressources

(UNEP/ile)