Sécheresse dans la région Somali, Éthiopie, en 2017.
Photo: IFAD/FAO/WFP/Michael Tewelde
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Les scientifiques sonnent l’alarme : la Terre risque de basculer vers un état irréversible de « super effet de serre » ou de « Terre étuve ». Ils indiquent que des processus naturels de rétroaction pourraient provoquer un réchauffement global du climat avec des températures de 4 à 5°C supérieures aux températures préindustrielles.

Il pourrait s’avérer plus difficile que prévu de limiter la température globale à 1,5-2°C, selon une étude publiée en août 2018 par une équipe internationale de scientifiques dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
  
L’étude montre que même si les émissions de dioxyde de carbone venaient à diminuer dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat, il existe tout de même un risque pour que la Terre entre dans des conditions de chaleur insupportable (« Hothouse Earth » dans le jargon scientifique). Par climat de type « hothouse », il faut entendre une stabilisation à long terme à une moyenne mondiale de 4 à 5°C supérieure aux températures préindustrielles, avec un niveau de la mer de 10 à 60 m plus élevé qu’aujourd’hui, souligne l’étude. Actuellement, les températures moyennes mondiales ont déjà augmenté de près de 1°C et continuent de croître de 0,17°C par décennie.
   
Les scientifiques expliquent que les émissions anthropiques de gaz à effet de serre ne sont pas les seuls déterminants de la température sur Terre.

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