Il faudrait réaliser des études complémentaires dans toute l’Afrique pour estimer la diffusion et l’impact actuels de Telenomus remus sur le continent.

Les chercheurs admettent ne pas savoir comment, ni quand, Telenomus remus est arrivé en Afrique, mais ils sont convaincus qu’il est arrivé avant la découverte du premier spécimen de la légionnaire d’automne au Kenya, en 1988. Selon eux, la présence de Telenomus remus pourrait ne pas avoir été constatée sur d’autres plantes hôtes pendant de nombreuses années.

La préférence aux solutions de lutte biologique

Pour les chercheurs, Telenomus remus pourrait être un outil essentiel d’une stratégie de gestion intégrée de la légionnaire d’automne qui – selon des estimations préliminaires effectuées dans 12 pays producteurs de maïs en Afrique – pourrait entraîner des pertes de rendement pouvant atteindre 20,6 millions de tonnes par an.

Selon les chercheurs, il faudrait envisager des solutions de lutte biologique augmentative faisant appel au parasitoïde et mener une lutte biologique classique axée sur l’importation de parasitoïdes larvaires  depuis les Amériques.