15.04.2019

Bognini Boyoun est un producteur de coton de Koumbia, près de Bobo-Dioulasso. Il cultive le coton sur 16 hectares de terre et paye ses cueilleurs – dont douze sont actuellement au travail – 500 francs CFA par jour. « Je leur offre également un repas chaud, » ajoute-t-il. Il a longtemps utilisé les produits Monsanto et commente en ces termes le retour au coton traditionnel : « Il nous est revenu à l’oreille que le marché mondial n’était plus vraiment satisfait de nos produits. »

Sa propre expérience a été mitigée. D’un côté, il confirme qu’il a pu réduire l’utilisation de pesticides. Mais de l’autre, ses semences lui coûtaient bien plus cher. « Les semences de coton traditionnel nous coûtent actuellement environ 3 000 francs CFA à l’hectare alors qu’avant, avec les semences OGM, ça me revenait à 27 000 francs CFA à l’hectare, » rappelle Bognini Boyoun tout en inspectant son champ sous un chaud soleil de fin de matinée.

Le coton biologique est-il une alternative ?

« Je ne peux pas me permettre de faire ça, » dit Hélène Kabré.