15.04.2019

Anselme Kaboré explique : « Nous avons constaté que nos fibres de coton étaient devenues trop courtes. » En effet, après l’adoption du système Monsanto, la longueur des fibres avait diminué d’un bon millimètre.

Les experts du secteur savaient depuis longtemps que les fibres du coton produit en Afrique de l’Ouest sont plus longues, ce qui faisait leur réputation. « Cela voulait dire que nous perdions notre sceau de qualité, » explique le patron de Sofitex. Sur un marché mondial où la concurrence est féroce, c’était l’équivalent d’une débâcle. Le coton est cultivé dans de nombreux pays de l’hémisphère sud, de la Chine et de l’Inde à l’Amérique du Sud en passant par la Tanzanie et le Mali, et les producteurs de coton high-tech des États-Unis restent de sérieux concurrents.

Au Burkina Faso, dans les champs où les fibres blanches du coton sont portées par des plantes atteignant la hauteur du genou, la culture et la récolte nécessitent toujours un dur travail manuel.