L'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019

L'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019

Le nombre de personnes souffrant de la faim augmente encore, indique un nouveau rapport de l'ONU. Il met l'accent sur le rôle des ralentissements et des ralentissements économiques et introduit un nouvel indicateur permettant de mesurer l'insécurité alimentaire.

La nouvelle édition du rapport intitulé L'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019 est publiée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) conjointement avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle met l'accent sur les moyens de se prémunir contre les ralentissements et les fléchissements économiques.

Le rapport constate que le nombre de personnes sous-alimentées continue de progresser, 820 millions de personnes n’ayant pas eu assez à manger en 2018, contre 811 millions l’année précédente. La situation est particulièrement préoccupante en Afrique, parce que la région enregistre les taux les plus élevés de faim dans le monde et ces taux continuent d’augmenter dans presque toutes les sous-régions, quoique lentement.

L’Afrique et l’Asie portent à elles seules la plus grande charge de toutes les formes de malnutrition, car elles comptent plus de neuf enfants sur dix présentant un retard de croissance et plus de neuf enfants sur dix souffrant d’émaciation dans le monde. En Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, un enfant sur trois présente un retard de croissance.

Un nouvel indicateur pour mesurer insécurité alimentaire

L’édition de cette année marque une nouvelle étape puisque, pour la première fois, le rapport rend compte d’un autre indicateur du cadre mondial de suivi des ODD 2 : la prévalence de l’insécurité alimentaire modérée ou grave, qui se fonde sur l’échelle de mesure de l’insécurité alimentaire vécue (FIES).

Cet indicateur est basé sur des données obtenues en demandant directement aux personnes, à l’aide d’enquêtes, leur accès à la nourriture au cours des douze derniers mois et utilise l’échelle de mesure de l’insécurité alimentaire vécue (FIES). Les personnes en situation d’insécurité alimentaire modérée ne sont pas certaines de pouvoir se procurer à manger et sont contraintes de réduire la qualité et/ou la quantité des aliments qu’elles consomment.

Le rapport estime que plus de 2 milliards de personnes vivant pour la plupart dans des pays à revenu faible et moyen ne disposent pas d’un accès régulier à des aliments sains et nutritifs en quantité suffisante. Mails l’accès irrégulier constitue également un défi dans les pays à revenu élevé, et notamment pour 8 pour cent de la population en Amérique du Nord et en Europe. Cela nécessite une profonde transformation des systèmes alimentaires dans le but de fournir une alimentation saine et durable à la population mondiale qui ne cesse de croître, affirment les auteurs.

(FAO/FIDA/UNICEF/PAM/OMS/db)

En savoir plus :

Téléchargez le rapport L'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2019

Article sur un projet de la GIZ au Mali utilisant le nouvel indicateur FIES (en anglais)