La coopérative laitière de Batoka en Zambie.
Photo: © IFAD/Siegfried Modola

20.06.2016

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Des ONG préviennent que la production excédentaire de lait par les agriculteurs européens crée des problèmes aux producteurs laitiers des pays en développement, notamment en Afrique de l’Ouest.

Comme l’ont fait remarquer les ONG Greenwatch et Misereor en mai 2016, la forte augmentation de la production de lait en Europe est la cause principale de l’accroissement massif de l’offre sur les marchés mondiaux et entraîne un effondrement des prix qui menace les moyens d’existence des producteurs laitiers.

Depuis 2011, la production de l’Union européenne a augmenté de 11 millions de tonnes. Rien qu’en Allemagne, la quantité de lait produite a progressé de 2,8 millions de tonnes pendant cette période. La production excédentaire s’est considérablement accélérée à la suite de la suppression des quotas laitiers en 2015. En revanche, la demande mondiale de lait a progressé nettement plus lentement.

L’Afrique et l’Europe doivent trouver des solutions conjointes

Sur le marché européen du lait, la situation est de plus en plus difficile pour les agriculteurs concernés mais les producteurs européens ne sont pas les seuls à être touchés. L’offre excédentaire représente notamment un danger pour de nombreux producteurs d’Afrique de l’Ouest qui ne sont pas en mesure de  concurrencer les importations bon marché (notamment celles de lait en poudre provenant de l’UE) et sont au bord de la ruine.

Pour élaborer des solutions conjointes à ce problème avec les producteurs de lait africains, leurs homologues du European Milk Board, des représentants de Misereor et de Germanwatch ainsi que des journalistes se sont rendus au Burkina Faso en mai/juin 2016 pour avoir des entretiens avec des membres de l’organisation PASMEP, initiative visant à soutenir les producteurs laitiers du Burkina Faso.

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