En continuant d’utiliser des combustibles fossiles, on risque d’avoir des étés encore plus chauds et secs que celui de 2018.
Photo: shutterstock/Yuriy Kulik
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En continuant d’utiliser des combustibles fossiles, on risque d’avoir des étés encore plus chauds et secs que celui de 2018 en raison de l’impact que cela a sur le jet-stream. Selon une équipe internationale de climatologues, la disparition rapide des aérosols produits par la pollution pourrait toutefois atténuer cet impact d’ici le milieu du siècle si les pays tels que la Chine arrêtaient progressivement d’utiliser ce type de combustible.

Les simulations informatiques prévoient une forte augmentation des situations dans lesquelles les ondulations du jet-stream dans l’atmosphère cessent d’avancer et prennent énormément de volume. Cette situation peut favoriser l’apparition de phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents sur terre : les vents d’ouest cessent de pousser vers l’avant les systèmes météorologiques qui, de ce fait, deviennent plus persistants. Une équipe internationale établit un lien entre cette situation et le réchauffement de la planète dû aux activités humaines, surtout dans l’Arctique. 
 
« Nous attendons à une augmentation d’environ 50 pour cent de l’incidence des conditions atmosphériques favorisant une progression hésitante du jet-stream et une stagnation des conditions météorologiques extrêmes, » déclare Michael Mann, de l’université de l’État de Pennsylvanie (les USA) et auteur principal de l’étude à paraître dans Science Advances. « Nous appelons ce phénomène amplification quasi résonnante des ondes planétaires (quasi-resonant amplification of planetary waves – QRA), mais ce que veut dire cette expression savante est bien simple : les populations vont être plus souvent confrontées à des épisodes météorologiques extrêmes et potentiellement dangereux.

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