Le Rapport sur le Développement en Afrique - édition 2015

La pauvreté et les inégalités n’ont pas diminué malgré la croissance, indique l’édition 2015 du Rapport sur le Développement en Afrique de la Banque africaine de développement (BAD).

Les économies africaines connaissent une période de croissance inédite  depuis une décennie, mais la pauvreté et les inégalités n’ont pas pour autant diminué en proportion inverse de cette croissance, indique l’édition 2015 du Rapport sur le Développement en Afrique du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).  Le rapport a été  lancé le 26 juillet 2016 au siège de l’institution à Abidjan en Côte d’Ivoire

D’où ces questions : Quel est l’effet de la croissance sur la pauvreté et les inégalités ? L’Afrique est-elle en mesure de relever les défis du développement durable, aujourd’hui et demain ?

Cette édition 2015 du Rapport sur le développement en Afrique entend répondre à ces questions par des analyses, des synthèses et des recommandations. Son objectif est de guider la prise de décisions politiques et de contribuer au débat en analysant ce qui s’est passé ces dernières années – notamment pour voir ce qui a réussi et ce qui a échoué – et en s’interrogeant sur les solutions capables de faire tomber les obstacles qui continuent d’entraver le développement durable en Afrique.

Le fait est que la croissance économique récente de l’Afrique ne s’est pas accompagnée d’une véritable transformation structurelle. Résultat : des millions d’Africains, notamment des femmes et des jeunes, restent les grands oubliés de la croissance. Le rapport souligne le rôle indirect des diverses formes d’inégalités, qui empêchent la croissance de l’Afrique de se traduire en une prospérité pour tous. L’inégalité d’accès aux ressources économiques et aux opportunités se reflète dans les fortes inégalités des revenus, dans les écarts entre les sexes, dans la fracture entre les villes et les campagnes, dans le sous-emploi des jeunes et dans la priorité limitée attribuée aux secteurs les plus à même de réduire la pauvreté, à savoir l’agriculture, les agro-industries et l’industrie manufacturière.

Pour maintenir les succès de la croissance récente et, en même temps, rendre la croissance de demain plus inclusive, il faut des politiques adaptées, capables de diversifier les sources de la croissance et de garantir la participation la plus large possible de tous les segments de la société. Il importe donc que l’Afrique adopte une nouvelle trajectoire de développement axée sur une véritable transformation structurelle. Les travailleurs doivent abandonner les secteurs à faible productivité pour se concentrer sur les secteurs plus productifs et mieux rémunérés. Il importe aussi qu’elle accorde une attention particulière aux secteurs les mieux à même de réduire la pauvreté, comme l’agriculture et les industries manufacturières, qui devront bénéficier en priorité des investissements publics et privés.

(BAD/wi)

Pour en savoir plus :AfDB

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