Petits exploitants agricoles en Tanzanie. La plateforme PPP a été introduite fin 2015 et opère actuellement en Tanzanie, au Rwanda et en Zambie.<br/>Photo: Russell Watkins/ DFID (flickr)

Petits exploitants agricoles en Tanzanie. La plateforme PPP a été introduite fin 2015 et opère actuellement en Tanzanie, au Rwanda et en Zambie.
Photo: Russell Watkins/ DFID (flickr)

Le PAM veut connecter les petits exploitants agricoles aux marchés mondiaux

Diverses organisations du secteur public et privé ont signé un protocole d’entente avec la « Patient Procurement Platform (PPP) » en janvier 2016, annonce le Programme alimentaire mondial (PAM). La plate-forme repose sur les précédents travaux du PAM à travers le programme « Achats au service du progrès (P4P) ».

En janvier 2016, le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a annoncé la conclu-sion d’un accord visant à créer des opportunités pour les petits exploitants agricoles dans les pays en développement.

En joignant ses efforts à un consortium formé d’organisations publiques et privées majeures, la « Patient Procurement Platform (PPP) » permettra aux agriculteurs de planter, récolter et de vendre des produits agricoles de haute qualité afin d’augmenter leurs revenus et d’améliorer leur sécurité alimentaire. La plate-forme aidera les agriculteurs à accéder non seulement à des se-mences de qualité et à d’autres intrants agricoles, mais aussi à des services d’assurance et de fi-nancement et à des marchés prévisibles.

Parmi les membres du consortium ayant signé ce protocole d’entente en janvier 2016 figurent AGRA, Bayer, GrowAfrica, la Société financière internationale, Rabobank, Syngenta, le PAM et Yara International. Le consortium comprendra également des membres locaux de toute la chaîne de valeur agricole, dont des acheteurs de matières premières, dans les 25 pays où il opérera.

Passer de l’agriculture de subsistance à une production agricole axée sur le marché

Grâce au soutien du consortium, plus d’un million d’agriculteurs parmi les plus pauvres du monde dans 25 pays devraient être mis en mesure de réorienter leurs activités d’une agriculture de sub-sistance à une production agricole axée sur le marché. Cette transition s’effectuera en leur facili-tant la convention de contrats de récolte équitables avant que la plantation ne commence et l’acquisition d’intrants agricoles leur permettant d’accroître les rendements ainsi que via d’autres formes de soutien, dont des formations dirigées par les membres du consortium et d’autres four-nisseurs.

La plate-forme a été lancée à la fin de 2015 et opère désormais dans trois marchés africains. Au Rwanda, 20 000 agriculteurs ont obtenu des contrats pour vendre un total cumulé de 8 000 tonnes de maïs à un acheteur local. En Tanzanie, six acheteurs locaux et régionaux se sont associés au PAM pour acheter 38 000 tonnes de maïs et 5 000 tonnes de pois cajan auprès de 30 000 agricul-teurs. Ces agriculteurs ont désormais accès à des services de prêts dans les banques locales membres du consortium, ce qui leur permet d’accroître leur production. En Zambie, trois ache-teurs régionaux se sont engagés avec le PAM à acheter 17 000 tonnes de 5 cultures de base au-près de petits agriculteurs familiaux.

La plate-forme repose sur les précédents travaux du PAM à travers le programme « Achats au service du progrès (P4P) », qui aide les petits exploitants agricoles à inclure le secteur privé, gé-nère une demande supplémentaire et fournit des financements et les intrants agricoles néces-saires pour accroître les efforts et avoir un impact plus important.

Au cours des trois prochaines années, la plate-forme entend engager 1,5 millions d’agriculteurs dans 25 pays à travers des contrats correspondant à une valeur cumulée de 750 millions de dollars via un large éventail d’acheteurs locaux, régionaux et internationaux.

(WFP/ile)