La culture des plantes génétiquement modifiées est très pratiquée partout dans le monde, par exemple par les producteurs de maïs dans les pays en développement.
Photo: Matin Qaim

Le génie génétique améliore les rendements

Selon des chercheurs de l’université de Göttingen, la culture de plantes génétiquement modifiées peut réduire l’utilisation de pesticides et améliorer les rendements.

La culture de plantes génétiquement modifiées entraîne une réduction de l’utilisation de pesticides à l’échelle mondiale et une amélioration des rendements. C’est ce qu’a démontré une méta-analyse réalisée par des économistes agricoles de l’université de Göttingen (Allemagne) et publiée au début de novembre 2014. Les chercheurs ont analysé 147 analyses initiales réalisées à l’échelle mondiale : partout où des plantes génétiquement modifiées sont cultivées on constate une réduction moyenne de 37 pour cent de l’utilisation de pesticides chimiques. Parallèlement, on constate une amélioration de 22 pour cent des rendements. Malgré le coût plus élevé des semences, les agriculteurs cultivant des plantes génétiquement modifiées peuvent, en moyenne, améliorer leurs bénéfices de 68 pour cent.

Selon les chercheurs, on constate également des différences entre les caractéristiques des plantes cultivées et les régions agricoles concernées. Les impacts sont plus positifs sur les rendements et l’utilisation de pesticides pour les variétés végétales résistant aux insectes que pour celles qui sont tolérantes aux herbicides. Par ailleurs, les agriculteurs des pays en développement ont pu améliorer leurs profits dans une plus grande proportion que ceux des pays industrialisés.

Les plantes génétiquement modifiées sont cultivées depuis une vingtaine d’années dans de nombreux pays et leur culture occupe plus de dix pour cent des terres agricoles mondiales. Du maïs et du soja résistants aux insectes et tolérants aux herbicides sont cultivés à grande échelle, notamment en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, mais de petits agriculteurs de l’Inde, de la Chine et d’autres pays asiatiques et africains utilisent dorénavant des semences génétiquement modifiées.  

Pour en savoir plus :
Publication d’origine : Wilhelm Klümper & Matin Qaim. Méta-analyse des impacts des cultures génétiquement modifiées. PLOS ONE 2014.

(Georg-August-Universität Göttingen/ile)