La conférence de cette année sur les terres et la pauvreté a réuni plus de 1 400 participants.<br/>Photo: Deepa Shivaram

La conférence de cette année sur les terres et la pauvreté a réuni plus de 1 400 participants.
Photo: Deepa Shivaram

Le BMZ/GIZ à la conférence de la Banque mondiale « Les terres et la pauvreté, 2016 »

La conférence de la Banque mondiale sur les terres et la pauvreté qui s’est tenue récemment a mis l’accent sur l’importance des droits fonciers des femmes ainsi que sur la nécessité de promouvoir la sécurité de l’accès à la terre pour tous.

La 17è conférence annuelle de la Banque mondiale sur les terres et la pauvreté, qui s’est tenue du 14 au 18 mars 2016 au siège de la Banque mondiale à Washington D.C./États-Unis, était placée sous le thème « Scaling up Responsible Land Governance » (mettre en place la gouvernance responsable des terres). Les questions suivantes ont fait l’objet d’une attention particulière : « travail à l’échelle,  intégration de l’innovation et réalisation d’investissements durables dans la gouvernance foncière ». En outre, les participants ont eu l’occasion de discuter de « ce qui peut être fait pour garantir l’inclusion, la durabilité et la fiabilité, pour renforcer les capacités et pour assurer qu’une meilleure information sur les questions foncières et une plus grande sécurité des droits fonciers contribuent à la réalisation d’objectifs sociétaux plus vastes et permettent de progresser dans la voie vers les objectifs de développement durable ».  

Plus de 1 400 participants représentant des gouvernements, des organisations de la société civile, le monde universitaire, la communauté de développement et le secteur privé  se sont inscrits à la conférence. Pendant la plupart des séances plénières et des débats politiques, une attention particulière a été portée aux aspects de genre, à l’importance cruciale des droits fonciers des femmes ainsi qu’à la nécessité de promouvoir l’accès garanti aux droits fonciers pour tous, en particulier pour les groupes marginalisés ou désavantagés tels que les pauvres, les petits agriculteurs et les peuples autochtones. 

Les investissements privés dans la terre, réalisés de façon responsable et dans une optique de durabilité aussi bien par des investisseurs internationaux que nationaux, ainsi que la mise en œuvre des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale et des Principes pour un investissement responsable dans l'agriculture et les systèmes alimentaires ont été traités comme des sujets extrêmement importants pendant toute la conférence. Dans les deux cas, le débat s’est focalisé sur les expériences recueillies dans le cadre de la mise en œuvre ainsi que sur les bonnes pratiques, dégagées à partir des leçons apprises, qui pourraient  être transposées à l’échelle et être diffusées dans un grand nombre de situations économiques, sociales et environnementales différentes. À cette fin, le rôle de la recherche appliquée et la disponibilité de données ouvertes ont été mis en lumière et discutés dans diverses sessions.

Comme l’année précédente, le programme comprenait une foire aux innovations mettant l’accent sur la façon dont les progrès technologiques et les données ouvertes pouvaient aider à améliorer la gouvernance foncière à grande échelle. L’attention s’est portée en particulier sur les technologies à faible coût de collecte, d’affichage et de gestion de divers types de données ouvertes servant à différentes fins conformément aux besoins spécifiques des situations données. L’accent a clairement porté sur l’adéquation des méthodes de collecte de données compte tenu des capacités techniques et économiques ainsi que des objectifs des organisations concernées.

Le programme incluait en outre une journée entière de cours de maître dans lesquelles les présentateurs ont offert des séances pratiques en salle de classe afin de familiariser les participants avec des concepts, des outils et des techniques d’avant-garde qui ont été élaborés pour aider des décideurs politiques et des praticiens dans leur travail quotidien, en particulier pour ce qui est de la mise en œuvre des directives internationales mentionnées ci-dessus.   

Des organisations allemandes, gouvernementales et non gouvernementales ainsi que des institutions universitaires et des centres de recherche appartenant à des disciplines toujours plus variées étaient représentés à la conférence. Comme dans les années précédentes, le ministre fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) a, conjointement avec d’autres donneurs, financé l’événement très important. Le BMZ a également offert la réception allemande traditionnelle dont le but est de resserrer les liens entre les nombreux pays partenaires et les programmes et projets du BMZ/GIZ dans le monde.

Le BMZ et la GIZ se sont activement engagés dans diverses sessions, ont présenté  de nombreux exposés et ont présidé plusieurs sessions (toutes les communications et interventions sont disponibles sur le site web de la conférence). Ils ont en outre participé à la deuxième réunion annuelle effective du Groupe de travail mondial de bailleurs de fonds sur la terre au cours de laquelle tous les donateurs ont donné un aperçu des travaux en cours en mettant particulièrement l’accent sur la mise en œuvre des Directives volontaires et sur l’état actuel du processus des ODD.

Authors: Jorge Espinoza, Christian Graefen, Jana Arnold, GIZ Eschborn, Allemagne

Pour plus d’informations (en anglais) :

Site internet de la conférence sur les terres et la pauvreté

Groupe de travail mondial de bailleurs de fonds sur la terre 

Land Governance Program Map (Carte des programmes de gouvernance foncière)